Auteur

Ménandre

La richesse est un voile qui cache bien des plaies.
L'honnêteté est au-dessus des lois mêmes.
Il est malaisé de corriger en un jour une folie qui date de loin.
La sagesse ne convient pas en toute occasion; il faut quelquefois être un peu fou avec les fous.
Ce qui persuade, c'est le caractère de celui qui parle, non son langage.
De toutes façons, le dicton «Connais-toi toi-même» n'est pas bien dit. Il eût été plus juste de dire: «Connais autrui.»
La terre et la mer produisent un grand nombre d'animaux féroces, mais la femme est la grande bête féroce entre toutes.
Quand le chêne est tombé, chacun se fait bûcheron.
Ce n'est pas la sévérité mais la persuasion qui conduira les enfants dans le droit chemin.
Le fruit le plus agréable et le plus utile au monde est la reconnaissance.
Le temps est le médecin de tous les maux inévitables.
Les cheveux blancs marquent les années et non pas la sagesse.
Le mariage est un mal, mais c'est un mal nécessaire.
On ne se réconcilie facilement qu'avec un mort.
Une vie qui cherche sa vie n'est pas une vie.
Ne néglige pas ce qui est clair pour courir après ce qui est caché.
Le méchant souffre, même au sein du bonheur.
Le fanfaron n'échappe jamais à son châtiment.
Il n'est pas d'homme que la nécessité n'élève au-dessus de lui-même.
Abstiens-toi de toute action et de toute science honteuses.
Evite toujours de faire route avec le méchant.
C'est à la surface de l'eau qu'il faut écrire les serments des hommes pervers.
Les fruits que porte une âme juste ne se gâtent jamais.
Les hommes vertueux n'ont jamais de haine les uns pour les autres.
Un homme peut sauver un homme; un Etat peut sauver un Etat.

Œuvres de Ménandre

FragmentsHymnisLa BéotienneLe Bouclier, II, 2Le Bourru (317 av. J.-C.)Le CarthaginoisLes EnchèresLes MonostiquesMonostiques, 123ThrasyleonThéâtre