Les petites guerres locales font la grande paix mondiale.
Les bons orateurs n'improvisent bien que les textes qu'ils savent par coeur.
La vraie richesse, c'est le superflu du nécessaire.
La civilisation se mesurera aux mois de vacances que les travailleurs arracheront aux patrons.
Il y a un silence du corps et de l'âme. C'est la condition du bien-être. Aussi est-il nécessaire que les besoins de l'âme et du corps soient satisfaits.
Quand la pitié commence, l'amour finit.
L'esprit joue. Le coeur déjoue.
Il n'est pas faux de comparer la composition d'un livre à la gestation suivie d'un accouchement. Gestation et accouchement ne vont pas sans douleurs.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
Les humains nient volontiers le bonheur comme s'ils en avaient honte.
Le spectacle du bonheur est presque insupportable tant chacun est jaloux de ce bien idéalisé qu'il croit être seul à posséder.
On dit: amour charnel, amour paternel ou maternel, amour filial, amour platonique, amour patriotique, etc... Aucun de ces amours n'est exempt d'une parcelle de l'autre.
L'homme est un animal assez effrayant pour faire se terrer ou fuir les autres bêtes à son approche.
Une certitude n'a jamais été une preuve. Une preuve n'a jamais été ni ne sera une vérité.
Les souffrances sont beaucoup plus réelles que les illusions de nos songes.
Auteur dramatique par nature, l'homme monte nécessairement sa pièce, qui prolonge peut-être celle qui se jouait avant sa naissance.
Se suicider, c'est peut-être vouloir se donner une réponse à des questions qui n'en comportent pas.
Gifle ou poignée de main? C'est toujours la main qui agit.
Les petits vices font les grands plaisirs.
L'homme prend, la femme s'éprend.
En dehors de l'amour, un homme ne vit pas: il s'agite. On confond souvent les deux choses. L'agitation procure aussi des sensations agréables, mais ce ne saurait être que des plaisirs de remplacement.
La génération formée à l'école des notions scientifiques va à la rencontre de la plus forte déception qui soit : celle de la vanité du savoir.
Il y a dans la mélancolie assez de poison pour tuer un homme.
Œuvres de Maurice Toesca