Auteur

Maurice Rostand

Le plus pur est celui dont il ne reste rien ! - Pas un cri, pas un mot, pas un marbre peut-être ! - Le plus pur est celui qui veut bien disparaître, - Sans rien dire de lui au grand public humain !
Je dédaigne un destin qui ne serait qu'écrit, - Ce qui compose un livre est pour moi trop fragile ! - Je veux être à la fois le motif et le cri, - Je veux être à la fois Marcellus et Virgile !
Quand tes sanglots en toi montaient et renaissaient - Et ne te donnaient pas un instant d'accalmie, - Dis-moi Musset, étais-tu sûr d'être Musset ? - Et disais-tu, tout bas, le nom de ton génie ?
Un coeur peut ignorer quel sera son parcours ? - Et celui dont une oeuvre existera toujours - Meurt sans même savoir qu'elle était éternelle.

Œuvres de Maurice Rostand

Les Insomnies, poèmes, 1914-1923 (1923), IV. Le plus purLes Insomnies, poèmes, 1914-1923 (1923), XLVII. MussetLes Insomnies, poèmes, 1914-1923 (1923), XXX. Refus