(Balzac,) son métier c'est son génie.
(Rousseau,) cet extravagant musicien.
... le magnifique équilibre des imbéciles.
Au-delà d'une amante avec laquelle on jouit de la vie, il y a une soeur avec qui l'on pleure.
Ce n'est pas la raison qui nous fournit une direction morale, c'est la sensibilité.
Il est des lieux où souffle l'esprit.
L'autorité, c'est moins la qualité d'un homme qu'une relation entre deux êtres.
Tout livre a pour collaborateur son lecteur.
Une oeuvre d'art, c'est le moyen d'une âme.
Pour chaque être, il existe une sorte d'activité où il serait utile à la société, en même temps qu'il y trouverait son bonheur.
A la grande-duchesse, femme de Vladimir, qui lui demandait: «Aimez-vous mieux avant, pendant ou après?», il osa répondre: «J'aime mieux avant parce que après c'est pendant.»
Qu'est ce qu'un enthousiasme qui demeure une fantaisie individuelle?
Qu'est ce qu'un ordre qu'aucun enthousiasme ne vient plus animer?
Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner.
Le secret des forts est de se contraindre sans répit.
Une abondante chevelure retombait presque sur ses épaules.
De guerre lasse, il dut s'accommoder d'une mauvaise chambre à l'auberge.
Ils s'accrochaient avec l'énergie du désespoir aux pentes de la colline.
Il ne faut jamais s'attaquer à ceux qu'on n'est pas sûr d'achever.
Dans aucun parti on ne fait difficulté d'admettre un voleur, s'il a du gosier, et de l'estomac ...
Et tout en mâchant sa douleur il affectait de garder une attitude insouciante et amusée.
Aussi fit-il de ses élèves des citoyens de l'humanité, des affranchis, des initiés de la raison pure.
Ainsi la guerre était déclarée. Deux chefs se sont jeté le gant. Voilà que s'affrontent deux puissances ...
De jeunes figures animées de vaillance se hissaient le long du mur avec une agilité et une malice toutes simiesques.
Partout les enfants le suivaient, s'amusaient à le mettre en colère, à s'en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu'il y a toujours dans un village.
Œuvres de Maurice Barrès
Du sang, de la volupté, de la mort: Un amateur d'âmes (1894)L'Ennemi des lois (1892)La Colline inspirée (1913)La Grande Pitié des églises de France (1914)Le Culte du Moi, Le Jardin de Bérénice (1891)Le Culte du Moi, Sous l'oeil des Barbares (1888)Le Culte du Moi, Un homme libre (1889)Le Mystère en pleine lumière (1926)Le Roman de l'énergie nationale, Les Déracinés (1897)Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)Le Voyage de Sparte (1906)Les Amitiés françaises (1903)Mes Cahiers (1911)Mes Cahiers (1911), 1904Mes Cahiers (1911), 1906Mes Cahiers, XI, 1918Scènes et doctrines du nationalisme (1902)Stanislas de GuaitaUn jardin sur l'Oronte (1922)