Auteur

Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

Rien n'est plus absorbant que d'avoir beaucoup d'enfants ; rien, si ce n'est de n'en avoir qu'un.
Les rêveurs sont les heureux de la terre ; ils possèdent tout sans être embarrassés de rien.
Tout le monde s'écoute parler ; combien peu s'entendent !
Le soleil d'été a des caresses d'amant ; le soleil d'hiver est doux comme l'amitié.
On ne se confie pas à tous ceux qu'on aime, on n'aime pas tous ceux auxquels on se confie.
Il faut beaucoup de tact pour parler des autres ; il en faut encore plus pour parler de soi.
Le souvenir a ses fleurs, ses fruits, et aussi, hélas ! ses racines amères dans le regret.
On prend l'homme d'esprit par l'esprit, l'homme de coeur par le coeur et le sot par la sottise.
L'histoire d'une âme, c'est tout ce qui ne s'écrit pas.
Combien de gens ne sont salués que le jour de leur mort !
On prend mieux son parti de ne pas compter que de ne plus compter.
Les animaux nous donnent une belle leçon de tenue : ils se cachent pour souffrir.
Oui, le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce qu'on donne.
Après un long silence, toutes les paroles sonnent faux.
Comme nous aimerions certaines gens, si nous n'étions pas obligés de vivre avec eux !

Œuvres de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

Heures grises (1887)Nuances morales, nouvelles pensées (1899)