C'est une erreur de croire que le salut public puisse commander une injustice.
Auteur
Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet
Conservons par la sagesse ce que nous avons acquis par l'enthousiasme.
Les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent et non ceux qui se vantent de l'avoir trouvée.
Ne pourrait-on pas dire avec justice à ces détracteurs d'un homme supérieur, si avides de chercher ses défauts: Quel droit avez-vous de lui reprocher des fautes qui ne l'ont pas empèché de valoir encore mieux que vous?
Le hasard des événements viendra troubler sans cesse la marche lente, mais régulière de la nature, la retarder souvent, l'accélérer quelquefois.
Toutes les fois que la tyrannie s'efforce de soumettre la masse d'un peuple à la volonté d'une de ses portions, elle compte parmi ses moyens les préjugés et l'ignorance de ses victimes.
L'invention de l'arc avait été l'ouvrage d'un homme de génie: la formation d'une langue fut celui de la société entière. Ces deux genres de progrès appartiennent également à l'espèce humaine.
La vérité appartient à ceux qui la cherchent et non point à ceux qui prétendent la détenir.
On ne doit pas exiger de cette classe d'hommes (les chercheurs) qu'ils professent et qu'ils enseignent, mais qu'ils inventent et qu'ils publient.
Que la morale fasse partie d'une éducation publique commune à toutes les classes de citoyens. Que l'on écarte avec soin de cette éducation toute influence sacerdotale.
Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre ... même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave.
Il ne peut y avoir ni vraie liberté ni justice dans une société si l'égalité n'est pas réelle.
Toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans.
Il n'y a pas de liberté pour l'ignorant.
Archimède ... fit connaître les méthodes de l'approximation, ce supplément heureux de l'insuffisance des méthodes connues, et souvent de la science elle-même.
M. Bertin annonçait que la contexturedes différents plans de fibres musculaires qui forment l'estomac était à peu près semblable dans l'homme et le cheval.
La nourriture fournie par des animaux que l'homme a réduits à l'état de domesticité, qu'il sait conserver et multiplier.
Les descendants du peuple dominateur, et ceux du peuple opprimé.
La gloire de l'auteur d'une découverte éclipse celle des savants qui l'ont préparée.
L'électricité, qui n'était connue que par la propriété de certaines substances, d'attirer les corps légers, après avoir été frottées, devient un des phénomènes généraux de l'univers.
On trouverait à peine dans les républiques modernes, et même dans les plans tracés par les philosophes, une institution dont les républiques grecques n'aient offert le modèle ou donné l'exemple.
Cette instruction, que chaque homme peut recevoir par les livres dans le silence et la solitude, ne peut être universellement corrompue: il suffit qu'il existe un coin de terre libre, où la presse puisse en charger ses feuilles.
Il arrivera donc, ce moment où le soleil n'éclairera plus sur la terre que des hommes libres, ne reconnaissant d'autre maître que leur raison.
La nature n'a marqué aucun terme au perfectionnement des facultés humaines.
La Nature, qui a voulu que chaque peuple fut l'arbitre de ses lois, l'a rendu également l'arbitre de son bonheur.
Œuvres de Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet
A la Convention nationale, 15 février 1793BertinCinq Mémoires sur l'instruction publique (1791)Discours d'avril 1790.Discours sur les conventions nationales ( 1791)DuhamelEsquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humainEsquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain (1795)Journal d'instruction sociale (1793)Le 25 octobre 1791.Réflexions sur l'instruction publique, présentées à la Convention nationaleÉloge de André-Sigismond Margraaf