Auteur

Marie François Pierre Gontier de Biran, dit Maine de Biran

Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur.
J'assiste à ma mort avec les forces entières de ma vie.
Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister.
La réalité n'appartient pas primitivement et essentiellement au monde de nos représentations. Les sens et l'imagination trompent à chaque instant et peuvent tromper toujours.
L'idéalisme et le scepticisme ont tous deux raison contre une philosophie qui prétend tout réduire aux sensations et aux intuitions, quoiqu'elle admette d'ailleurs une réalité objective dont il est impossible de dire ce qu'elle est.
La première pensée qui se présente lorsqu'on voit mourir ses amis, c'est de se demander ce qu'ils deviennent. L'idée de l'anéantissement serait affreuse, elle répugne au coeur de l'homme.
On ne saurait imaginer combien l'étude de nous-même, si rare, si peu connue, nous serait utile, de combien d'illusions elle servirait à nous guérir, combien elle nous mettrait sur la voie du bonheur.
Jamais nous ne sommes en droit d'affirmer que les choses sont telles que nous les apercevons, mais tout se réduit à affirmer que nous sommes affectés de telle ou telle manière.
Le coeur humain n'a que deux ressorts, l'ambition et l'amour.

Œuvres de Marie François Pierre Gontier de Biran, dit Maine de Biran

De l'aperception immédiateExamen des leçons de philosophie de Laromiguière (1817)Journal intime, 1793Journal intime, 1795Journal intime, 1811Journal intime, 1819Journal, 1793Rapports du physique et du moral (1814)