Si tu crois en Dieu et que tu ne fais rien pour les autres, excuse-moi, c'est foutu.
Auteur
Madeleine Cinquin, dite Soeur Emmanuelle
Je suis une révoltée de naissance. Ce qui me révolte le plus c'est l'inégalité entre les plus pauvres et les plus riches.
Je crois en Dieu bien sûr, c'est ma source. Mais je crois que c'est plus important de croire en l'homme puisque Dieu s'est fait homme pour aider les autres.
Au bidonville, beaucoup de pauvres étaient riches. C'était merveilleux. Ils n'étaient attachés à rien.
Quand on n'a rien, on n'a pas l'occasion de s'attacher. On n'avait ni eau ni électricité. On vivait dans des cabanes en vieux bidons troués où s'entassait toute la famille, parents, enfants, grands-parents. On avait rien - sauf un grand amour.
Je n'ai jamais autant ri que dans le bidonville. On trouvait toujours des occasions de s'amuser.
On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas: Souris au monde et le monde te sourira.
Je vous demande de continuer à chanter avec moi sur les routes du monde où vous êtes en chemin. Préparons-nous à des retrouvailles merveilleuses.
Musulmans, athées et juifs ont nourri ma foi de chrétienne, écrit-elle. Ils ont élargi ma compréhension de Dieu.
La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une soeur.
Je reste persuadée que ce qu'on nomme «les péchés de la chair» sont les moins graves aux yeux de Dieu.
Il ne faut jamais s'arrêter dans la vie. Il faut toujours courir, s'acharner. Et on est toujours, toujours vainqueurs.
Le paradis, c'est les autres.
Aimer, c'est apprendre à écouter la différence de l'autre. L'amour est une écoute qui retentit en soi. Alors s'ouvre la réception de don de l'autre, de sa manière autre d'aimer.
L'amour, c'est ce complément d'être que, réciproquement, l'autre me donne, mais à sa façon. Ceux qui s'aiment sont dans le mystère d'une relation vécue différemment, dans la différence.