Auteur

Lucain

Les ruines mêmes ont péri.
Le genre humain vit grâce à quelques hommes.
Ils ignorent que les épées sont données pour que personne ne soit esclave.
Les grandeurs s'effondrent sur elles-mêmes.
Pensant qu'il n'y avait rien de fait, tant qu'il restait quelque chose à faire.
Les dieux furent pour le vainqueur, mais Caton pour le vaincu.
Rien n'est fait tant qu'il reste quelque chose à faire.
A défaut d'innocents depuis longtemps péris, les coupables moururent.
L'audace cache de grandes craintes.
De là l'arc embrasse les airs d'un cercle imparfait; coloré de faibles nuances, il boit l'océan, apporte aux nuages les flots qu'il ravit et rend au ciel cette mer qui en tombe sans cesse.
Par de l'audace, on cache une grande crainte.
O sainte poésie, rivale des destins! - Tu donnes la durée aux peuples éphémères!
Le droit d'agir cruellement ne s'exerce impunément que lorsqu'on l'exerce.

Œuvres de Lucain

La PharsaleLa Pharsale, I, 128La Pharsale, I, 81La Pharsale, II, 657La Pharsale, IV, 579La Pharsale, IV, 702La Pharsale, IV, 79-82La Pharsale, IX, 969La Pharsale, V, 343La Pharsale, VIII, 492