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Louis XVIII

Je n'ai jamais eu l’habitude de me faire attendre. Je crois avoir avancé une maxime qui restera, en disant que l’exactitude est la politesse des rois.
Vers le commencement de décembre, un membre de l’assemblée constituante[…] me fit demander l’honneur de me voir en particulier. […] Le comte Boissy-d’Anglas […] venait de loin en loin me rendre ses devoirs, et je ne crus pas qu’il fût juste de lui refuser l’audience particulière qu’il sollicitait. Lui ayant désigné une heure qui m’arrangeait, je le reçus dès qu’il arriva, car je n’ai jamais eu l’habitude de me faire attendre. Je crois avoir avancé une maxime qui restera, en disant que l’exactitude est la politesse des rois.
Je mets les choses au pire, parce que je trouve que c'est là la vraie façon de raisonner.
J’ai du moins la paix du ménage.
L’exactitude est la politesse des rois.
Je suis comme les femmes pas très jolies, que l’on s’efforce d’aimer par raison. Après tout, c’est encore la nécessité qui fait les meilleurs mariages.
Vous vous plaignez d’un roi sans jambes, vous verrez ce que c’est qu’un roi sans tête.
Que voulez-vous ? Il a conspiré contre Louis XVI, il a conspiré contre moi, il conspirera contre lui-même.
Sire, je suis vieux. - \r\n— Non, Monsieur de Talleyrand, non, vous n’êtes point vieux ; l’ambition ne vieillit point.
L'ambition ne vieillit point.

Œuvres de Louis XVIII

Correspondance avec Talleyrand, L'exactitude est la politesse des roisEncyclopédie des mots historiques, Historama, (1970)Histoire des deux Restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe d'Achille de Vaulabelle, (1856)In LOUIS XVIII, Le Calendrier de l’histoire d'André Castelot (1970)LOUIS XVIII, parlant de son frère au duc de Richelieu, 12 décembre 1821Mémoires de Louis XVIII (1832)Réplique au « Discours au roi pour l’empêcher de faire la guerre », 1823