Auteur

Kofi Annan

Le monde se définit non seulement par ce « pour quoi », mais aussi par ce « contre quoi » et « contre qui » il agit.
Aujourd'hui nous vivons dans un monde où un homme a plus de chances d'être jugé s'il tue une seule personne que s'il en tue 100 000!
Une attaque terroriste contre un pays est une attaque contre l'humanité tout entière.
Ce que nous savons c'est qu'aucune cause juste ne peut être servie par la terreur.
Les graines d'un vieillissement en bonne santé se sèment tôt ; voilà un défi que nous devons relever immédiatement
Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir
Les personnes âgées doivent pouvoir participer sans réserve aux décisions qui touchent leur vie. Et tous, nous devons prendre conscience de l'incidence sur la place occupée par les personnes âgées dans la société, de phénomènes tels que la mondialisation, l'urbanisation et la migration, ou encore de graves problèmes de santé tels que l'épidémie du VIH / sida
Je demande instamment à tous de se joindre à cette démarche et, de façon plus générale, de ne ménager aucun effort pour permettre à tous les hommes et à toutes les femmes de vieillir dans la sécurité et la dignité
C'est la nature humaine qui peut plonger dans les méandres de l'horreur, tout comme elle est capable de poser les actes les plus nobles. C'est à chacun d'entre nous de cultiver le meilleur dans sa nature et de lutter contre le pire.
C'est à chacun d'entre nous de cultiver le meilleur dans sa nature et de lutter contre le pire.
La paix, la tolérance, le respect mutuel, les droits de l'homme, l'état de droit et l'économie mondiale ont tous également souffert des actes terroristes
La victoire contre le terrorisme ne sera possible que si la communauté internationale trouve la volonté de s'unir dans une large coalition. L'Organisation des Nations Unies est la mieux placée pour servir de centre de ralliement à cette coalition et pour élaborer les mesures que les gouvernements doivent maintenant prendre, individuellement et collectivement, pour lutter contre le terrorisme à l'échelon mondial.
Les victimes des attaques du 11 septembre sont avant tout les civils innocents qui ont trouvé la mort et les familles qui les pleurent. Mais la paix, la tolérance, le respect mutuel, les droits de l'homme, l'état de droit et l'économie mondiale ont tous également souffert des actes terroristes.
La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat, où toutes les forces sociales – les États, le secteur privé, les institutions de savoir et de recherche, et la société civile sous toutes ses formes – conjuguent leurs efforts en vue d'atteindre des objectifs concrets et réalisables.
La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat
Nous devons réaffirmer la liberté des peuples de toutes religions et cultures de se rencontrer, de se fréquenter et d'échanger des idées et des connaissances, dans le respect mutuel et la tolérance, pour leur avantage réciproque et dans l'intérêt de l'humanité tout entière.
Il ne fait aucun doute que nous devons opposer au terrorisme une action énergique et élaborer une stratégie globale à long terme, afin de vaincre ce fléau. Mais nous devons aussi accorder plus d'importance à notre tâche humanitaire et porter secours aux victimes des conflits et de la famine – en particulier, à l'heure actuelle, aux personnes déplacées en Afghanistan
Les maux économiques et sociaux dont notre monde est affligé ne sont que trop réels – tout comme la nécessité de faire en sorte que la mondialisation profite à tous les peuples, en ancrant la nouvelle économie mondiale dans une société mondiale qui repose sur des valeurs globales communes de solidarité, de justice sociale et de respect des droits de l'homme.
L'espoir de faire reculer la pauvreté dans le monde ne fera que diminuer, si ce monde est polarisé en camps mutuellement hostiles, riches contre pauvres, ou Nord contre Sud.
Prouvons par nos actes qu'il n'est nul besoin de désespérer; que les problèmes politiques et économiques de notre temps peuvent être résolus de manière pacifique; et qu'aucune vie humaine ne devrait être sacrifiée, parce que tout être humain a des raisons d'espérer.
J'ai essayé de placer l'être humain au centre de tout ce que nous entreprenons : de la prévention des conflits au développement et aux droits de l'Homme
Aucun de nous n'oubliera la journée du mardi 11 septembre. Mais combien d'entre nous se souviendrons que c'était aussi la Journée internationale de la paix, une journée au cours de laquelle, chaque année, nous faisons sonner la cloche de la paix, ici au Siège des Nations Unies, et pendant laquelle les peuples du monde se prennent à imaginer un avenir sans conflit ni violence ? Clairement, cette année, le rêve a été suspendu.
Le sort du monde est important parce que nous ne pouvons plus concevoir que certains puissent s'enrichir indéfiniment alors que d'autres vivent dans la pauvreté.
Le sort du monde est important parce que nous ne pouvons plus concevoir que certains puissent s'enrichir indéfiniment alors que d'autres vivent dans la pauvreté. Parce que nous sommes désormais sûrs que de grandes récompenses attendent ceux qui s'efforcent de rapprocher les nations. Parce qu'aucun pays ne peut à lui seul relever les grands défis de notre époque.
Il n'existe pas de modèle unique en matière de démocratie, de droits de l'homme ou d'expression culturelle qui soit applicable à tous les pays. Mais tous devraient garantir la démocratie, l'exercice des droits fondamentaux et la liberté d'expression culturelle. Le génie humain fera en sorte que chaque société, dans le respect de ses propres traditions et de son histoire, consacre et défende ces valeurs. J'en suis convaincu.

Œuvres de Kofi Annan

Assemblée mondiale sur le vieillissement - 27 Septembre 2001Communiqué de presse SG/SM/6249 du 3 septembre 1997Communiqué de presse SG/SM/6366 du 28 octobre 1997Communiqué de presse SG/SM/7948 du 11 septembre 2001.Communiqué de presse SG/SM/7954 du 13 septembre 2001Communiqué de presse SG/SM/7955 du 14 septembre 2001Communiqué de presse SG/SM/7977 du 1 octobre 2001Discours à l'Assemblée générale de l'ONU, 24 septembre 2001Déclaration au Conseil de Sécurité de l'ONU, 12 septembre 2001.Déclaration en acceptant le Prix Nobel de la Paix à Oslo, en 2001Le Monde, 23 septembre 2001Le Nouvel Observateur du 3 décembre 1998.