On ne rêve pas en couleurs.
On ne change jamais un nom de bateau, ça porte malheur.
L'homme finit toujours par merder.
La différence entre celui qui presse la gâchette et celui qui finance les munitions est seulement théorique.
Un soldat doit se sacrifier pour la victoire. Savoir qui le tue n'est qu'une question théorique.
Les malchanceux suscitent le malaise autour d'eux. C'est ainsi.
Quand on passe à White Cliffs, on va jeter un oeil au plésiosaure, c'est-à-dire au squelette opalisé d'un dinosaure marin qui s'est fait défoncer la tête quand cette région formait une mer intérieure. Puis on retourne au bar.
Je ne me suis souvenu de rien, jusqu'à ce que je sois sous la douche. Là, les croutes de ce flou se sont dissoutes en même temps que la crasse sur mon corps. Et même alors, je ne fis que me rappeler. Rien de plus.
Mais la vérité ne peut rester approximative très longtemps.
Rien n'est clair, sinon le fait que rien ne soit clair.
On ne vous demande pas d'être très intelligent pour devenir soldat.
Mais ce qui est pratique n'est pas toujours réalisable.
Les cercueils tendent à vous faire admettre trop de choses.
Rien de ce qui est évident ne semble être vrai.
L'armée vous aide à créer des illusions.
Il n'est jamais admissible de commettre le mal seulement parce qu'on vous l'a ordonné.
Il est important de ne pas tuer, mais je soupçonne qu'il est encore plus important de savoir qu'on ne doit pas tuer.
Œuvres de Kenneth Cook