Auteur

Katarina Mazetti

Nos opinions s'accordaient comme deux aiguilles qui tricotent le même pull, et nous contemplions avec ravissement le motif qui apparaissait.
J'ignore totalement si elle est belle ou laide, ça n'a aucun intérêt, pourvu qu'elle reste comme elle est.
Et j'étais tombé amoureux d'elle. Ce n'était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe.
Le boulot des femmes au foyer devient visible uniquement quand il n'est PAS fait.
Mon béguin pour lui avait disparu avant même qu'on se marie. Il s'était évaporé comme disparaît un bronzage - qui se rend compte de ces choses là? - mais contrairement au bronzage il n'est jamais revenu.
Je me sens comme une figurante dans le film de ma propre vie.
Je déguste la solitude, laisse une minute de silence fondre sur ma langue, seul le rayon de soleil poussiéreux vient me déranger.
Pourquoi doit on vivre en fait? C'est tellement inutile et fatigant.
Réparer des bulles de savon éclatées et faire sourire des poupées de chiffon ça peut prendre du temps.
Pour pouvoir oublier quelque chose, il fallait d'abord bien s'en souvenir.
Amour est le besoin de variation génétique de notre espèce, sinon il suffirait qu'il y ait des femelles qui se multiplient par parthénogenèse.
Je préfère parler à un mur plutôt qu'à la plupart des gens. Les murs ont toujours le temps. Les murs sont toujours là, ils ne courent pas à des réunions un soir sur deux...
On peut aimer les chats, les glaces à la fraise, les cols roulés et Ibiza. Et ensuite les gens vous demandent d'aimer une seule personne jusqu'à ce qu'on arrête de le faire et qu'on se mette à en aimer une autre.
Si on arrive à soigner une jambe cassée avec une plâtre, il devrait être possible d'offrir une béquille à l'âme quand il le faut.
Bien sûr qu'on peut rire et pleurer à la fois! Ce n'est pas plus bizarre qu'un arc-en-ciel qui naît de la pluie et des rayons du soleil.
Je crois qu'il en va de l'amour des hommes comme de l'infarctus des femmes. Il n'est jamais détecté, parce qu'il a de tout autres symptômes!
Mieux vaut franchir les minutes une à une les avaler comme des pilules amères essayer de ne pas penser à toutes celles qui restent.
La différence entre les gens et les canards en métal est, entre autres, que nos ressorts peuvent guérir avec le temps.
Quand je n'arrive pas à dormir, je pense que c'est parce qu'en fait je ne lui ai jamais donné sa chance, à l'amour. Je ne suis pas allé jusqu'à penser que je pourrais le placer avant tout le reste.
Juste avant de sombrer dans le sommeil, je vois une morgue remplie de rêves, où je me promène sans même être capable d'identifier les miens.
Grand-mère avait toujours suffisamment de temps pour en garder pour nous.
La mort est un élément parfaitement naturel du processus vital.
Tout le monde ne peux pas avoir bon goût, c'est l'effort qui compte.
Parfois, j'ai l'impression que je suis en train d'essayer d'apprendre son corps par coeur, comme si j'avais peur qu'il disparaisse.
Ce qu'on est obligé de supporter, on peut tout aussi bien apprendre à l'aimer.

Œuvres de Katarina Mazetti

Entre Dieu et moi, c'est fini (2007)Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini (2008)La fin n'est que le début (2009)Le Caveau de famille (2011)Le Mec de la tombe d' à côté (2006)Le Mec de la tombe d'à côté (2006)Mon doudou divin (2012)