Auteur

Julien Offray de La Mettrie

Il est égal ... pour notre repos, que la matière soit éternelle ou qu'elle ait été créée, qu'il y ait un Dieu ou qu'il n'y en ait pas.
Il y a tant de plaisir à faire du bien, à sentir, à connaître celui qu'on reçoit, tant de contentement à pratiquer la vertu ... que je tiens pour assez puni, quiconque a le malheur de n'être pas né vertueux.
Je sens tout ce que demande l'intérêt de la société; mais il serait sans doute à souhaiter qu'il n'y eût pour juges que d'excellents médecins.
L'esprit a, comme le corps, ses maladies épidémiques et son scorbut.
L'Homme est une machine, et il n'y a dans l'Univers qu'une seule substance diversement modifiée.
Qui sait si la raison de l'existence de l'homme ne serait pas dans son existence même?
Qui vit en citoyen, peut écrire en philosophe - mais écrire en philosophe c'est enseigner le matérialisme!
Savez-vous pourquoi je fais encore quelque cas des hommes? C'est que je les crois sérieusement des machines.
Si j'ai perdu mes jours dans la volupté, ah! rendez-les moi, grands dieux, pour les reperdre encore.
Toute morale est infructueuse, pour qui n'a pas la sobriété en partage.
Un célèbre abbé de mes amis, métaphysicien de la première force, croyait que tous les hommes étaient musiciens nés: parce qu'il ne se souvenait pas d'avoir appris les airs avec lesquels sa nourrice l'endormait.

Œuvres de Julien Offray de La Mettrie

Discours préliminaireL'Art de jouir (1751)L'Homme machineSystème d'EpicureTraité de l'âme (1745)