Auteur

Jules Supervielle

On voyait le sillage et nullement la barque - Parce que le bonheur avait passé par là.
«Ah! songeait-il, vivre c'est être de plus en plus embarrassé.»
L'homme ne peut aboutir qu'à des à peu près.
Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages.
Voyageur, voyageur, accepte le retour, - Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages ...
Faire en sorte que l'ineffable nous devienne familier tout en gardant ses racines fabuleuses.
Laissez le fruit mûrir au fond de son loisir - Et sans que le pourrisse un brusque repentir.
O morts n'avez-vous pas encore appris à mourir?
Ne tournez pas la tête: un miracle est derrière.
Le passé, l'avenir - Comme des chiens jumeaux flairent autour de nous.
Le silence est le meilleur avocat des morts.
Les filles - ça pose trop de problèmes, et ça ne les résout pas.
Il faut aussi de la féerie dans le mariage.
Il faut pourtant accepter ce que le Bon Dieu ne vous envoie pas.
Je suis un parfait honnête homme. Je me dégoûte complètement.
Quand on est riche, toutes les gaffes sont permises; elles sont même recommandées si l'on veut avoir le sentiment de sa puissance.
... il m'est très difficile de me séparer de moi pour admirer l'oeuvre d'autrui; c'est que mon oeuvre continue et se poursuit en moi malgré moi. Un poète l'est sans repos. Même quand il dort, des images le hantent.
La terre est une quenouille que filent lune et soleil.
Disparais un instant, fais place au paysage, - Le jardin sera beau comme avant le déluge.
Comment pouvez-vous faire le moindre cas du délire d'un rêveur?
Vous étiez, Sire, le meilleur et le plus compréhensif des sultans.
Tu manques de confiance en toi et je veux te débarrasser de cette infirmité qui fait boiter ton bonheur.
Mais ce ne sont là que les tremblants symptômes d'un amour sans consistance.
Je ne crois plus à la clarté - De l'après-mort mais à du noir - Qui gagne encore sur le noir - Auquel j'étais habitué.
Encore un qui fait de travers ce qu'il pourrait faire comme il faut. - Encore un qui fait un faux pas pour ne pas regarder où il doit.

Œuvres de Jules Supervielle

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