L'homme est hanté par la douceur de l'homme.
La durée des villages est dans l'ordre profond, et leur eau à canards veille.
La robe est parfois plus humaine que le corps.
C'était quand les feux d'artifice étaient finis, quand la musique militaire s'était tue, avait terminé de jouer ses marches guerrières que l'on percevait le silence des abîmes.
La moindre fêlure - d'une vitre ou d'un bol - peut ramener la félicité d'un grand souvenir.
Le dissipé n'est pas toujours un bavard, il peut être éleveur de coccinelles ou burineur de bois des bureaux, y inscrivant son nom pour un futur archéologue.
On est seul, on écoute, l'écolier entend bruire les feuilles d'un arbre, au fond du temps s'accomplit le merveilleux silence.
Œuvres de Jean Follain