Auteur

Jean-Baptiste Louis Gresset

Par eux-mêmes souvent les méchants sont trahis.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
Elle a d'assez beaux yeux - Pour des yeux de province.
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a.
On ne vit qu'à Paris et l'on végète ailleurs.
Le jugement d'un seul n'est pas loi de tous.
L'éloge des absents se fait sans flatterie.
L'esprit n'est jamais las d'écrire - Lorsque le coeur est de moitié.
Mais Paris guérit tout et les absents ont tort.
Le crime prend souvent l'accent de la vertu.
Je ne sais ce que j'ai, tout m'excède aujourd'hui.
Quand le coeur est bon, tout peut se corriger.
On entre dans le monde, on en est enivré; - Au plus frivole accueil on s'en croit adoré, - On prend pour des amis de simples connaissances: - Eh! que de repentirs suivent ces imprudences!
On ne vit qu'à Paris, et l'on végète ailleurs.
Ah! Qu'un premier amour a d'empire sur nous!
Tout est mal, tout est bien, tout le monde est content.
Le jugement d'un seul n'est pas la loi de tous.
L'homme éclairé suspend l'éloge et la censure ; - Il sait que sur les arts, les esprits et les goûts, - Le jugement d'un seul n'est pas la loi de tous, - Qu'attendre est pour juger la règle la meilleure, - Et que l'arrêt public est le seul qui demeure.
Ah ! qu'un grand nom est un bien dangereux : Un sort caché fut toujours plus heureux.
L'orgueil n'aveugle point ceux que l'honneur éclaire.

Œuvres de Jean-Baptiste Louis Gresset

Edouard III (1740), I, 6Epître à ma soeur sur ma convalescenceLe Méchant (1745)Le Méchant (1745), II, 1Le Méchant (1745), III, 9Le Méchant (1747)Le Méchant (1747), III, 12Le Méchant (1747), IV, 5Vert-Vert, histoire d'un perroquet de Nevers (1734), II