Auteur

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Le meilleur des livres, qui ne prêche que l'égalité, l'amitié, l'humanité et la concorde, l'évangile, a servi pendant des siècles de prétexte aux fureurs des Européens.
Une jeune fille qui aime croit que tout le monde l'ignore. Elle met sur ses yeux le voile qu'elle a sur son coeur.
Le philosophe doit extirper les erreurs du sein des esprits pour y faire germer la vérité, comme un laboureur extirpe les ronces de la terre pour y planter des chênes.
Si tout le monde est ton ennemi, sois à toi-même ton ami.
Pour être protégé des grands il faut servir leur ambition ou leurs plaisirs.
Le parfum de mille roses ne plaît qu'un instant ; mais la douleur que cause une seule de leurs épines dure longtemps après sa piqûre.
Le proverbe indien est bien vrai : tout Européen qui vient aux Indes gagne de la patience, s'il n'en a pas ; et il la perd s'il en a !
Ils trouvent dans les journaux des connaissances tout acquises, qui n'exigent de leur part aucune réflexion.
Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune.
L'homme sans la femme et la femme sans l'homme sont des êtres imparfaits dans l'ordre naturel. Mais plus il y a de contraste dans leurs caractères, plus il y a d'union dans leurs harmonies.
C'est de ce Paris-là que j'ai fait mes poèmes - \r\nMes mots sont la couleur étrange de ces toits - \r\nLa gorge des pigeons y roucoule et chatoie - \r\nJ'ai plus écrit de toi Paris que de moi-même - \r\nEt plus que de vieillir souffert d'être sans toi\r\n
Arrachez-moi le coeur vous y verrez Paris

Œuvres de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Harmonie de la nature (1815)Harmonies de la nature (1815)La chaumière indienne (1790)Le Paysan de Paris chanteLes Etudes de la nature (1784)Les Etudes de la nature (1784), 13Les Voeux d'un solitaire (1790)NymphéePaul et Virginie (1787)