Auteur

Jacques de Lacretelle

En art, la malchance a bien souvent forcé l'éclosion du génie.
Vers la soixantaine, deux écueils pour l'écrivain: ou bien il ne croit plus en lui et signe n'importe quoi, ou bien il ne croit plus qu'en lui et signe aussi n'importe quoi.
La ville a une figure, la campagne a une âme.
Il s'occupa de l'affaire avec la passion qu'il apportait à toutes ses entreprises.
Les Anglais, qui exaltent la mer par une forme de leur nationalisme, la considèrent comme une grande guérisseuse et ne connaissent pas de meilleur remède qu'une longue traversée.
Nous fûmes tous deux mis en quarantaine. Personne, ni en récréation, ni en classe, ne nous adressa plus la parole. Les groupes s'écartaient sur notre passage; les bouches se fermaient.
La grande faute des éducateurs est qu'ils ne se rappellent jamais assez bien qu'ils furent eux-mêmes des enfants.
La radio marque les minutes de la vie ; le journal, les heures ; le livre, les jours.
Une démocratie ne vaut et ne dure que si elle sait refondre constamment dans la communauté nationale l'individualisme qu'elle fait naître.
Tout être humain est un fou qui se garde.

Œuvres de Jacques de Lacretelle

Idées dans un chapeau (1946), Influence du livreIdées dans un chapeau (1946), Londres en 1945Idées dans un chapeau (1946), Propos sur l'éducationJournal de BordL'Heure qui chante (1941)Le demi-dieu ou le voyage en Grèce (1930)Le retour de Silbermann (1929)Silbermann (1922), IV