Auteur

Jacques Amyot

Il cherchoit de complaire à la commune.
Il les avoit rendus plus refroidis à chercher la guerre.
Avec une chere basse et morne sans mot dire.
Il voulut que ceulx qui avoient porté leur part du labeur de cultiver la terre, eussent aussi part au plaisir de faire bonne chere des premiers fruicts d'icelle.
Valerius adonc descendit avec un bon visage sur la place, et avec une chere ouverte fut le premier qui jura...
Il ne se laissa eschapper de la bouche pas une parole insolente, ny ne monstra à sa face une chere joyeuse.
Qu'ilz ne mourussent point sans vendre cherement leur mort aux vainqueurs.
Oultré de douleur et de regret pour la mort de luy qu'il avoit aimé si cherement.
Pourquoi il cherissoit ainsi ce jeune homme là seul, et abominoit tous les autres.
Ilz avoient expressement procuré et moyené que ceste grande cherté advinst.
Il y eut quelques chevaulx legers numidiens, qui par le chemin rencontrerent...
Il y mourut, non en capitaine, ains en cheval leger et en avant coureur.
Dix mille hommes de pied, mille chevaux, et une flotte de cent voiles.
C'estoient de son costé principalement, que l'une des poinctes de la bataille des ennemis s'approchoit le plus près, et le chevaloit pour l'environner par derriere.
Il ne luy voulut pas courir sus à toute oultrance, ains seulement le feit chevaler tout alentour, commandant à ses soudards qu'ilz l'espargnassent luy et ses gens.
Perseus ne voulut pas, pour sauver sa propre personne, ses enfans et son royaume, despendre un peu de sa chevance.
Il (Persée) trainnoit après luy une grande chevance.
Les jeunes chevaulx demandent toujours ceulx qui ont accoustumé de les chevaucher.
Ilz ne feirent que courir et chevaucher tout le païs, n'arrestans en pas un lieu.
Il envoya devers eulx un chevaucheur parti de Syracuse, qui leur apporta ceste nouvelle.
Ilz leur engraverent sur le front des chevesches, pource que la chevesche est la marque de la monnoie d'Athenes.
Quelques uns les tordans à force, et les tirans, comme l'on dit, par les cheveux, en expositions allegoriques...
Ils poulsoient et chassoient hors du siege imperial les empereurs les uns par les autres, ne plus ne moins qu'une cheville chasse l'autre.
Ses creanciers vindrent crier après luy, et l'importuner pour estre payez sur son partement; et ne pouvant chevir à eux, il fut contraint de recourir à Crassus.
Les autres le blasmant d'avoir esté fort chiche et mechanique, jusques à envoyer vendre des presens de viande qu'on luy donnoit.

Œuvres de Jacques Amyot

Agis et Cléomène, 19Agis et Cléomène, 22Agis et Cléomène, 54Agis et Cléomène, 69Agis et Cléomène, 74Agésilas et Cléomène, 11Agésilas et Cléomène, 2Agésilas et Cléomène, 28Agésilas et Cléomène, 47Agésilas et Cléomène, 72Agésilas et Cléomène, 9Agésilas, 1Agésilas, 10Agésilas, 16Agésilas, 17Agésilas, 2Agésilas, 21Agésilas, 23Agésilas, 25Agésilas, 3