La terre freschement remuée fondoit soubs eulx.
Comme un champion de lucte frais et reposé qui s'attache à un jà las et travaillé d'avoir plusieurs fois combatu.
Ilz se meirent à la voile pour s'enfuir, à quoi leur servit le vent qui se leva frais aussi tost qu'ilz eurent gaigné la haulte mer.
Ne plus ne moins qu'un fruict franc, qui seroit altéré par adjonction de matiere et nourriture sauvage.
Ny l'oeil enflammé ne reçoit une claire lumiere, ny l'ame passionnée un parler franc, ny une reprehension toute crue.
Il commencea à user d'une franchise de parler, qui de soy-mesme est odieuse.
Il passa en l'isle de Samothrace, là où il s'alla rendre en la franchise et sauvegarde du temple de Castor et de Pollux.
Toute la plaine qui estoit entre deux, resonnoit d'un fremissement horrible et espouvantable à ouïr.
Ce qui plus engendre de frequentes et continuelles hargnes de cholere en nostre ame, c'est l'amour de nous-mesmes.
Les curieux se jettent au plus frequent lieu du port où abondent les navires.
Les barbares habitans en l'isle estoient si farouches, que l'on ne pouvoit frequenter avec eulx.
C'est un mauvais compagnon à la table, parce qu'il est friand et gourmand.
Semblablement des asnes, quand ilz vienent aussi à putrefaction, grouillent des escharbots.
Les marques et signes qui descouvrent les hommes aspres et choleres, vous les verrez imprimez sur les visages des serviteurs, des frisures et esgratignures, et aux fers qu'ils auront aux pieds.
Le corps est plus fort et mieulx composé, qui supporte mieulx les mutations de l'ardeur du chault et de la rigueur du froit.
Les barbares estoient bien durs pour souffrir et endurer les froidures, à cause qu'ilz avoient esté nez et nourriz en païs froids.
Il alla donner de la teste tant qu'il peust contre un des degrez où l'on se seit au theatre, cuidant se froisser toute la teste pour mourir promptement.
Il ordonna que l'on baillast de l'orge au lieu de froment aux bandes qui avoient tourné le dos les premieres.
Les Romains furent contraints de venir au combat tout de front par païs uny et plain.
Que luy aussi seroit tenu de donner bonne guide et sauve garde aux ambassadeurs d'Athenes.
Elles ne portent aucun fruict, mais, qui pis est, en croissant nuisent aux bonnes et fructueuses plantes.
Ilz amasserent bonne trouppe d'hommes vagabonds, et de serfz fugitifs qu'ilz desbauchoient eulx-mesmes.
Si les Gaulois eussent chaudement poursuivy à la trace les fuyans, rien n'eust pu sauver la ville de Rome.
Ils avoient chargé une fierté tyrannique nourrie et accrue par les vanitez et fumées des barbares.
Luy mesme s'estoit souvent vanté que jamais femme Laconiene n'avoit veu fumée du camp d'aucun ennemy.
Œuvres de Jacques Amyot
Agis et Cléomène, 19Agis et Cléomène, 22Agis et Cléomène, 54Agis et Cléomène, 69Agis et Cléomène, 74Agésilas et Cléomène, 11Agésilas et Cléomène, 2Agésilas et Cléomène, 28Agésilas et Cléomène, 47Agésilas et Cléomène, 72Agésilas et Cléomène, 9Agésilas, 1Agésilas, 10Agésilas, 16Agésilas, 17Agésilas, 2Agésilas, 21Agésilas, 23Agésilas, 25Agésilas, 3