- Le bien et le mal, en dépit d'une imagerie traditionnelle, ne se situent pas sur des pôles opposés, ne sont pas le symétrique l'un de l'autre dans un miroir, et l'absence de l'un ne conditionne pas davantage la présence de l'autre.
- La vengeance n'est pas un mobile ignoble lorsqu'elle sert à des fins utiles.
- Un homme ne devrait pas se voir imposer des objectifs avant de connaître suffisamment le monde pour prendre ses propres décisions en toute liberté, en pleine connaissance de cause.
- «Qu'est-ce que la vérité?» Moi, je réponds: «Un agrément aussi répandu que l'air et que nous dissimulons comme une pierre précieuse».
- Qu'est-ce que la Vie, sinon une maladie de la fange originelle, une purulence qui a pris naissance dans le premier humus pour culminer à travers d'innombrables cycles, distillations et sédimentations diverses, par la manifestation humaine?
Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va.
Le caprice est une couverture qui ne peut couvrir tous les lits.
Ma richesse est ma bibliothèque. Mes privilèges sont mes rêves.
La discipline en soi n'est pas un concept empoisonné, seule l'est la discipline imposée au lieu d'être choisie.
«Il me reste au maximum dix ans de vie! ...Pur pessimisme, déclara Navarth. Pense plutôt de façon optimiste aux mille milliards d'années de mort qui t'attendent».
Une surabondance de miel écoeure, une surabondance de vin trouble le cerveau, ainsi une surabondance de confort draine l'homme de sa force.
La mort est l'héritage de la vie, la vitalité d'un homme est comme l'air dans une vessie. Perce cette bulle et la vie s'en va, loin, loin, comme la couleur d'un rêve fugace.
(La beauté) c'est un lustre que l'amour confère pour tromper l'oeil. Par conséquent, on peut dire que c'est seulement quand l'esprit est sans amour que l'oeil ne peut voir la beauté.
Quelle émotion de voir cette glorieuse essence, cette septième distillation de la civilisation terrienne se répandre dans l'âme de Sirius, pénétrer dans l'âme de ces créatures déshéritées à la laideur pathétique.
Un éclaireur, c'est un homme qui aime le changement.
Les hommes sont des monstruosités, des phénomènes.
Ils sont les uns comme les autres victimes d'êtres non humains qui utilisent les hommes pour satisfaire leurs besoins.
En se définissant, au fond, l'homme religieux s'explique.
La curiosité est le signe d'un esprit actif.
L'humanité possède une face obscure. C'est comme une pierre enfoncée dans l'humus. Sa face supérieure, exposée au soleil et à l'air, est propre. Mais faites basculer la pierre et regardez en dessous. Regardez la fange et les insectes en débandade...
Il est parfois sage de sauvegarder les mythes. Trop de science peut devenir un pesant fardeau.
La musique est une communication - une communication émotionnelle, évidemment - et cela implique un accord sur la symbologie.
Si les traits, l'anatomie, et la configuration suivent une évolution parallèle, pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'idiome musical - dès lors que l'harmonie est une science aussi objective que la chimie?
Il est naturel que les hommes et les femmes éprouvent une attirance mutuelle. C'est ce qu'on appelle l'instinct de reproduction et, parfois, de cette attirance résultent des enfants.
Règle : Si vous visitez cette section appellée Le Palais Des Chattes, il est sage d'y aller avec un guide de l'hôtel qui est payé pour assurer que rien ne vous arrivera, encore qu'une personne expérimentée puisse s'y rendre seule en toute sûreté.
Œuvres de Jack Vance
Asutra ! (1974)La machine à tuerLe Chasch (1968)Le Dernier Château (1966)Le Pnume (1970)Le Wankh (1969)Le livre des rêvesLe prince des étoilesLe visage du démonLes Chroniques de Cadwal (1987-1992)Les Chroniques de Cadwal, 1. La Station d'Araminta et Araminta 2 (1987)Space Opera (1965)Un monde magiqueUn tour en Thaery (1976)