Aux légers plaisirs, les légères souffrances ; aux immenses bonheurs, des maux inouis.
Auteur
Honoré de Balzac
1807 citations · citations de Honoré de Balzac sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
On peut être un grand homme et un méchant, comme on peut être un sot et un amant sublime.
Sachez-le bien : de toutes les blessures, celles que font la langue et l'oeil, la moquerie et le dédain, sont incurables.
Les sentiments vrais ont leur magnétisme.
Rien ne peut se faire simplement chez les gens qui montent d'un étage social à l'autre.
Les drames de la vie ne sont pas dans les circonstances, ils sont dans les sentiments, ils sont dans le coeur,ou,si vous voulez, dans ce monde immense que nous devons nommer le monde spirituel.
Les femmes aiment à faire des prodiges, à briser les rochers, à fondre les caractères qui paraissent être de bronze.
Il est si difficile de passer du plaisir au travail, que le bonheur a dévoré plus de poésies que le malheur n'en a fait jaillir en jets lumineux.
Il est enfin très naturel à la jeunesse de se jeter sur les fruits, et l'automne de la femme en offre d'admirables et de très savoureux.
Saisir habilement les nuances du plaisir, les développer, leur donner un style nouveau, une expression originale, constitue le génie d'un mari.
Tout est piége et douleur à Paris pour les âmes qui veulent y chercher des sentiments vrais.
Il est dans le caractère français de s'enthousiasmer, de se colérer, de se passionner pour le météore du moment, pour les bâtons flottants de l'actualité. Les êtres collectifs, les peuples seraient-ils donc sans mémoire ?
La morale a ses ruisseaux d'où les gens déshonorés essayent de faire jaillir sur les nobles personnes la boue dans laquelle ils se noient.
Un mari ne risque jamais rien de faire croire à la fidélité de sa femme et de garder un air patient ou le silence. Le silence surtout inquiète prodigieusement les femmes.
L'amour est le plus joli larcin que la société ait su faire à la nature ; mais la maternité, n'est-ce pas la nature dans sa joie ?
Tout grand sentiment est chez l'homme un poème tellement individuel , que son meilleur ami lui-méme ne s'y intéresse pas.
Si le triomphe de la vanité est un des enivrants plaisirs de la vie des grands hommes, il est toute la vie des étres bornés.
Un bonheur étendu, complet, ne nous fait pleurer que parce qu'il est une image du ciel, duquel nous avons tous de confuses perceptions.
L'ivresse vous plonge en des réves dont les fantasmagories sont aussi curieuses que peuvent l'être celles de l'extase.
L'amour a son blason.
Dès qu'il s'agit de mariage, tous les hommes se déguisent, et les femmes leur en donnent l'exemple. J'entends dire depuis que je suis au monde : «Monsieur ou mademoiselle une telle a fait un bon mariage.» Il faut donc que l'autre l'ait fait mauvais ?
La curiosité plaide toujours la cause des amants.
Il vient à la surface des coeurs les plus nobles et les plus purs des boues soulevées par les ouragans.
La mélancolie se compose d'une suite de semblables oscillations morales dont la première touche au désespoir et la dernière au plaisir ; dans la jeunesse, elle est le crépuscule du matin ; dans la vieillesse, celui du soir.
Les souffrances morales ne sont pas absolues, elles sont en raison de la délicatesse des âmes.
Œuvres de Honoré de Balzac
Albert Savarus (1842)Appendices, V, 32Autre étude de femmeAutre étude de femme (1839-1842)Avant son agonie.BéatrixBéatrix (1839)Cité par Shoshana Felman dans La Folie et la Chose littéraire.Confidences rapportées par George Sand dans Histoire de ma vie.CorrespondanceCorrespondance, 1819Correspondance, 1846Correspondance, à Hippolyte Castille, 11 octobre 1846César Birotteau (1838)Etude de femme (1831)Eugénie Grandet (1833)Facino Cane (1837)Ferragus, chef des DévorantsGambara (1837)Gobseck (1830)