Auteur

Henri Matisse

Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.
On laisse toujours trop de tableaux ... Un peintre n'a vraiment d'ennemis sérieux que ses mauvais tableaux.
Si je vivais plus longtemps, je pourrais peindre.
Je voudrais que les gens sachent qu'il ne faut pas approcher de la couleur comme on entre dans un moulin, qu'il faut une sévère préparation pour être digne d'elle.
La composition est l'art d'arranger de manière décorative les divers éléments dont le peintre dispose pour exprimer ses sentiments.
Il y a deux catégories d'artistes, les uns qui font à chaque occasion le portrait d'une main ... par exemple Corot, les autres qui font le signe d'une main, comme Delacroix.
Les détails diminuent la portée des lignes, ils nuisent à l'intensité émotive, nous les rejetons.
Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l'herbe, quand je mets du bleu, ça ne veut pas dire du ciel.
Il faut voir toute la vie comme lorsqu'on était enfant.
La vérité n'est pas l'exactitude.
Si j'étais jeune, je ferais le tour du monde en avion. Je trouve que c'est quelque chose d'extraordinaire. Songez qu'en quelques heures on peut être en Inde, en Chine, en Afrique du Sud. C'est miraculeux!
Il y a deux façons d'exprimer les choses: l'une est de les montrer brutalement, l'autre de les évoquer avec art. En s'éloignant de la représentation littérale du mouvement, on aboutit à plus de beauté et plus de grandeur.
Dans un figuier aucune feuille n'est pareille à une autre; elles sont toutes différentes de forme; cependant chacune crie: figuier.
Il ne m'est pas possible de copier servilement la nature, que je suis forcé d'interpréter et de soumettre à l'esprit du tableau.
La main n'est que le prolongement de la sensibilité et de l'intelligence. Plus elle est souple, plus elle est obéissante. Il ne faut pas que la servante devienne maîtresse.
Avant, quand je ne savais pas quelle couleur mettre, je mettais du noir. Le noir, c'est une force: je mets mon lest en noir pour simplifier la construction. Maintenant, je laisse des noirs.
Tout ce qui n'a pas d'utilité dans le tableau est par là même nuisible.
La passion du coeur m'apparaît sur la face. Laface ne ment point: c'est le miroir du coeur.
Je suis trop anti-pittoresque pour que les voyages m'aient apporté beaucoup.
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.
Un ton seul n'est qu'une couleur, deux tons c'est un accord, c'est la vie.

Œuvres de Henri Matisse

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