Auteur

Henri Jeanson

L'arbi: - - Je te le jure sur la tête de mon père! - - Pépé le Moko: - - Qu'est-ce que tu risques, il a été guillotiné.
L'amitié entre un homme et une femme, ça n'a pas cours, c'est de la fausse monnaie!
Avoir l'air d'un faux-jeton à ce point-là, c'est vraiment de la franchise.
La guerre, ça commence toujours par des heures héroïques. ... Et ça finit par des minutes de silence.
Un dossier de justice c'est un instrument: on lui fait jouer l'air que l'on veut.
La patrie, c'est le sang des autres.
A cette époque-là je n'étais pas avare, je me foutais de l'argent. ... J'en avais pas.
Les maris se choisissent toujours les yeux ouverts, et les amants les yeux fermés.
L'homme a tort d'oublier que la femme est son ennemie héréditaire: c'est un oubli qui ne pardonne pas.
- Ma vie n'est pas une existence. - - Ah ben si tu crois que mon existence est une vie.
Vous portez la Légion d'honneur ! - - Oui. Parce qu'elle impresionne les imbéciles.
Hé là! Hé là! Et tu es lâche en plus... mes compliments! - Lâche? Moi? Lâche! - Oui. Quand on abuse de sa force, on est un lâche.
Regardez-la : l'oeil est stupide mais vif. Il y a dans son regard une grande lueur d'inintelligence, la bouche est assez spirituelle, le corps assez agréable... Jeune première !
Je te permettrai d'avoir le trac quand tu auras du talent. Sois inconsciente. Le trac est une manifestation de l'esprit critique, donc de l'intelligence. Par conséquent, tu es incapable d'avoir le trac.
L'arbi : - Je te le jure sur la tête de mon père ! - Pépé le Moko : - Qu'est-ce que tu risques, il a été guillotiné.
Je n'ai qu'un conseil à vous donner : celui de devenir quelqu'un... Seulement voilà, qui ?
Vous ressemblez furieusement à votre écriture.
Tu ferais un excellent critique. Tu parles fort bien de ce que tu connais mal...
Je ne suis pas sceptique. Je ne crois à rien, mais j'y crois fermement...
Il était une fois un pays charmant qui s'appelait la France. Regardez-la par le petit bout de la lorgnette, c'est elle en plein XVIIIe siècle. Alors on vivait heureux, les femmes étaient faciles et les hommes se livraient à leur plaisir favori : la guerre — le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.
La guerre — le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.
Elle ne pouvait pas se confesser avant d'avoir péché.
M'avez-vous au moins amené de belles recrues ? Je veux des visages avenants, gracieux, enjoués, qui expriment la joie de vivre et de mourir s'il y a lieu.
La crédulité est la force principale des armées.
Tu aimes Fanfan, dis-tu ? Remercie-moi donc : mon caprice t'offre l'occasion de lui donner la plus grande des preuves d'amour en trahissant pour le servir la fidélité que tu lui as juré.

Œuvres de Henri Jeanson

A propos d'Edouard Daladier.Arletty dans le film Hôtel du Nord (1938).Dalio et Jean Gabin dans le film Pépé le Moko (1937).En verve (1971)Fanfan la TulipeFernand Charpin dans le film Pépé le Moko (1937).Hôtel du Nord (1938)Jean Gabin dans Pépé le Moko.Jean Gabin dans le film Pépé le Moko (1937).Jeanson par Jeanson (2000)L'Aurore.La Volonté.Le Glaive et la Balance (1963)Louis Jouvet dans Entrée des artistes.Louis Jouvet dans Lady Paname.Louis Jouvet dans le film Entrée des artistes (1938)Louis Jouvet dans le film Un revenant (1946)Marcel Dalio et Jean Gabin dans le film Pépé le Moko (1937).Parlant de Henri-Georges Clouzot à propos de son film Les Espions.Parlant de Jean-Paul Sartre.