Auteur

Guy Debord

A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire.
Le spectacle est le capital à un tel degré d'accumulation qu'il devient image.
La culture, devenue intégralement marchandise, doit aussi devenir la marchandise vedette de la société spectaculaire.
Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.
Pour amener les travailleurs au statut de producteurs et consommateurs «libres» du temps-marchandise, la condition préalable a été l'expropriation violente de leur temps.
Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.
Toute ma vie, je n'ai vu que des temps troublés, d'extrêmes déchirements dans la société, et d'immenses destructions; j'ai pris part à ces troubles.
J'ai d'abord aimé, comme tout le monde, l'effet de la lègère ivresse, puis très bientôt j'ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade: une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps.
Etalée partout, la bureaucratie doit être la classe invisible pour la conscience, de sorte que c'est toute la vie sociale qui devient démente.
Les tromperies dominantes de l'époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se voir aussi dans les images.
Pour savoir écrire il faut avoir lu, et pour savoir lire il faut savoir vivre: voilà ce que le prolétariat devra apprendre d'une seule opération, dans la lutte révolutionnaire.
Surveillants et surveillés fuient sur un océan sans bords.

Œuvres de Guy Debord

Commentaires sur la société du spectacle (1988)La Société du spectacle (1967)La Société du spectacle (1971)La Véritable Scission dans l'Internationale (1972)Panégyrique (1989-1997)Panégyrique tome second (1997)