Auteur

Guy Bedos

Les militaires font penser à une troupe de théâtre qui répèterait toujours sans jamais jouer. A défaut de tuer des gens, ils tuent le temps.
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait!
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
Dieu soit loué - et s'il est à vendre, achète, c'est une valeur en hausse!
Vieillir reste pour l'instant ce qu'on a trouvé de mieux pour ne pas mourir.
Chantons et dansons sous la pluie. Tant qu'elle n'est pas radioactive...
Depuis qu'ils sont au pouvoir, je n'ai jamais rien demandé aux socialistes. Et il faut leur rendre cette justice, je n'ai rien obtenu.
Ceux qui sont contre l'avortement, sont ceux-là mêmes qui sont pour la peine de mort.
Plus je vieillis sur scène et plus ça rajeunit dans la salle.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.
La mégalomanie est la silicose de l'artiste.
La célébrité n'est pas facile à assumer, je ne vois rien de pire, si peut-être, l'anonymat.
Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
Il faut rire de la mort! Surtout quand c'est les autres.
C'est dans le regard des gens de droite qu'on s'aperçoit qu'on est de gauche.
On compare souvent les hommes politiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs.
Vouloir définir l'humour c'est prendre le risque d'en manquer.
A en croire mon conseiller fiscal, je suis condamné aux bravos forcés à perpétuité.
Une très jeune femme peut sincèrement éprouver de l'amour et même de l'attirance physique pour un très vieil homme. Principalement s'il est riche et célèbre.
C'est triste de vieillir ! Myope et presbyte à la fois, il va falloir que je porte des lunettes à double foyer. Je suis bigame des yeux.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Je torche, je lange, je baigne, je douche, je nidinase, je bananiase, je lactacyde, je mutelase, je mitosyle, je fredonne et je trois-petits-cochonne. Bref, je suis un père admirable.
Aussi agaçante et chichiteuse que puisse être la gauche caviar, je la préfère tout de même à la droite choucroute!
Vouloir définir l'humour, c'est prendre le risque d'en manquer.
Aujourd'hui, j'ai décidé de me tuer. Quand? Je ne sais pas. Je choisirai le jour et l'heure.

Œuvres de Guy Bedos

Dans Libération, 1993.En attendant la bombe (1980)Extrait du magazine Télérama (1987)In Alain Morel, Confidences de stars, Éditions du Rocher, 2008Inconsolable et gaiInconsolable et gai (1995)Interview dans Libération (1993).J'ai fait un rêve (2013)Je craque ...(1976)Je me souviendrai de tout (2015)Journal d'un mégaloJournal d'un mégalo (1995)Journal du Centre, 1987.Le Jour et l'heure (2008)Merci pour tout (1996)Petites Drôleries et autres méchancetés sans importance (1989)Plans rapprochés (2011)Pointes, piques et répliques (1998)Portrait Guy Bedos, Libération 23 décembre 1999Préface à Saladin, Les Migrations de Djeha.