Je vais bien. Et si tout le monde allait aussi bien que moi, j'irais beaucoup mieux.
Çà devient difficile d'être de gauche. Surtout quand on n'est pas de droite.
Hommes politiques face à la presse: ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma.
Il faut payer les enseignants. Sinon, c'est les enfants qui payent.
Il y a des gens qui ont des indignations sélectives. Moi, j'ai des indignations successives.
Il y a des gens, quand ils pensent, c'est tellement bas, que même dit tout haut, c'est encore très bas.
Il y a tant à dire et la vie est si courte...
L'humour, c'est aussi une façon de résister.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
La fonction de l'intellectuel et de l'artiste est d'exprimer ce que tout le monde peut voir, de s'emparer d'une parole plurielle pour la faire partager.
Assez longtemps après, je me ressemble encore, entre le rire et une certaine noirceur. Ce qui doit agacer les gens, c'est que j'ai gardé cette fraîcheur
Le premier gouvernement à contester, c'est sa mère.
Les ados, j'adore... Petits c'est mignon... Mais alors, passés douze ans, faudrait les congeler...
Les femmes, chez nous, représentent la moitié du corps électoral. Vu comme ça, le corps électoral, ça m'excite.
Pour moi, le public est une femme. Même les hommes.
Quand on a tout, il faut savoir se montrer modeste.
Soyez sans crainte, le talent n'est pas contagieux.
Vous avez noté qu'on dit un steak de boeuf, une côte de boeuf, un rôti de boeuf... Mais dès que le bestiau semble suspect, c'est la vache qui devient folle!
Sur Canal, j'étais aussi à l'aise qu'un vieux loup au Jardin d'Acclimatation.
Comme disaient Nietzsche et Michel Platini, tout n'explique pas tout, et inversement.
Si je me tue un jour (je ne promets rien pour l'instant), ce sera par amour de la vie.
Ceux qui pensent au suicide sans se suicider ressemblent à des allumeurs morbides.
Pour ne pas faire souffrir tous ceux que j'aime, si je sens ma mort venir, je saurai être assez odieux pour qu'on ne me regrette pas.
La Bourse je m'en fous, j'ai choisi la vie.
Pour les aveugles, on dit non-voyant, pour les sourds, non-entendant, et pour les cons, non-comprenant.
Œuvres de Guy Bedos
Dans Libération, 1993.En attendant la bombe (1980)Extrait du magazine Télérama (1987)In Alain Morel, Confidences de stars, Éditions du Rocher, 2008Inconsolable et gaiInconsolable et gai (1995)Interview dans Libération (1993).J'ai fait un rêve (2013)Je craque ...(1976)Je me souviendrai de tout (2015)Journal d'un mégaloJournal d'un mégalo (1995)Journal du Centre, 1987.Le Jour et l'heure (2008)Merci pour tout (1996)Petites Drôleries et autres méchancetés sans importance (1989)Plans rapprochés (2011)Pointes, piques et répliques (1998)Portrait Guy Bedos, Libération 23 décembre 1999Préface à Saladin, Les Migrations de Djeha.