Pour juger un homme, il faut examiner sa conduite quand il est sain et libre: malade ou en prison, il n'est plus le même.
Auteur
Giacomo Giovanni Girolamo Casanova
Le fils de l'avare est prodigue, le fils du prodigue avare.
Heureux les hommes qui pour jouir de la vie n'ont besoin ni d'espérer ni de prévoir.
L'homme est un animal qui ne peut être endoctriné que par la cruelle expérience.
L'âne n'a jamais pu être ami du cheval.
Ceux qui rient beaucoup sont plus heureux que ceux qui rient peu.
Il n'y a point d'endroit sur la terre où l'observateur ne trouve des extravagances, s'il est étranger.
La nation française serait plus sage si elle avait moins d'esprit.
Un peuple sans superstition serait philosophe, et les philosophes ne veulent jamais obéir.
Dans l'examen de la beauté d'une femme, la première chose que j'écarte sont les jambes.
Ceux qui disent que la vie n'est qu'un assemblage de malheurs veulent dire que la vie même est un malheur. Si elle est un malheur, la mort est donc un bonheur.
La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.
Si le plaisir existe, et si on peut en jouir qu'en vie, la vie est donc un bonheur.
C'est un grand malheur pour une femme jolie que le rire l'enlaidisse; le rire qui a souvent la force d'embellir une laide.
Pour faire pleurer les gens, vous devez pleurer vous-mêmes. Si vous voulez les faire rire, vous devez garder un visage sérieux.
J'écris pour ne pas m'ennuyer.
Un athée qui, s'occupant de son système, pense à Dieu, vaut mieux qu'un théiste qui n'y pense jamais.
L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.
Les Français sont jaloux de leurs maîtresses, et jamais de leurs femmes.
Se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle...
Pour mettre la raison sur la voie de la vérité, il faut commencer par la tromper; les ténèbres ont nécessairement précédé la lumière.
Le désespoir tue.
J'aurais beaucoup conversé avec lui s'il eût pu s'empêcher de manger de l'ail en aussi grosse quantité que je mangeais du pain. Il en portait toujours au moins vingt gousses dans sa poche, comme un de nous porterait des dragées.
Vers la fin de l'automne mon ami Fabris me présenta à une famille faite pour nourrir le coeur et l'esprit. C'était à la campagne vers Zero. On jouait, on faisait l'amour, et on s'amusait à s'entrefaire des niches.
Heureuse ou malheureuse, la vie est le seul trésor que l'homme possède, et ceux qui ne l'aiment pas n'en sont pas dignes.