Auteur

Georges Courteline

Les âmes vulgaires en prennent volontiers leur parti, mais à la condition qu'elle soit générale et que tout le monde en pâtisse.
La tendance qu'éprouve l'homme à trouver spirituel un propos bêtement méchant, pour peu, seulement, qu'il mette en cause une personne de connaissance, n'est pas un des moindres indices de son excellent naturel.
C'est alors que j'imaginai de me plonger dans le faux jusqu'au cou afin d'être aussitôt dans le vrai, puisque, neuf fois sur dix, la Loi, cette bonne fille, sourit à celui qui la viole.
Mauvais souvenirs... Soyez pourtant les bienvenus, vous êtes ma jeunesse lointaine.
L'oeil fixe, la main haute, imprimant à la carafe de petites secousses régulières, Hurluret ne soufflait plus mot, absorbé dans l'accomplissement d'un sacerdoce.
Contenter à la fois les simples et les difficiles, mériter le rire ingénu des bonnes d'enfants et des soldats - et l'applaudissement de l'élite pour des raisons autres et meilleures... tel est l'X à dégager.
La femme ne voit jamais ce qu'on fait pour elle, elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
En tâchant de savoir, dans leur rivalité, - Qui, de l'homme ou du loup, l'emporte en cruauté.
L'amour, c'est l'idée qu'on s'en fait; chacun le pratique à sa manière, au prorata des mérites qu'il lui prête et de l'estime dont il l'honore.
En principe, quand tu auras besoin d'argent, ne te gêne pas. Pourvu que tu ne m'en demandes pas entre deux termes, tout ce que tu voudras.
Vert quant aux feux, vert quant aux flancs, l'omnibus Panthéon-Courcelles voudrait en imposer aux masses et les persuader de sa verte vieillesse.
L'étonnante facilité avec laquelle un honnête homme devient une brute et un galant homme un goujat, quand sa vanité est en jeu, est quelque chose d'extraordinaire.
Il y a des gens qui font jaillir la sympathie comme une étincelle d'un caillou.
L'âme humaine est abjecte, vue de près; elle est pareille à ces ruisselets glissant en puretés de cristal sur des lits de vase pestiférée où grouillent d'immondes animaux!
Tu auras été toute ma joie, toute ma pensée, toute mon âme, et ma vie restera à jamais parfumée d'avoir été mêlée à la tienne un instant!
La femme ne voit jamais ce qu'on fait pour elle : elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
Ne cherchez pas, jeunes gens ; vous n'avez pas connu. Je vous parle de trente ans, moi ; et vous sommeilliez encore au coeur du chou maternel.
La stupidité et le génie se rencontrent sur un terrain qui leur est commun à tous les deux : l'imprévu dans la découverte.
Car voilà pourtant où nous en sommes, et il est inouï de penser que sur trois expéditionnaires, l'un soit fou, le deuxième gâteaux et le troisième à l'enterrement. Ca à l'air d'une plaisanterie nous nageons en pleine opérette !
Rien n'est plus facile, plus inutile par conséquent, que d'être un poète quelconque.
Dis ce que tu penses. Paye ce que tu dois. Ne vends pas plus cher que ça ne vaut.
Mieux vaut boire trop de bon vin qu'un petit peu de mauvais.
Oh ! le mari, le précieux mari ! Personnage indispensable à la solidité des liaisons adultères !
Je vivais d'elle, par elle, pour elle j'aurais déjeuné de ses sourires et dîné de l'odeur de ses gants.
Comme la bonté, comme la violence, comme la gourmandise, comme tout le reste, l'instinct de conservation n'est pas également réparti sur la masse des individus.

Œuvres de Georges Courteline

(Egalement attribué à Georges Clemenceau)Ah ! Jeunesse ! (1894)Ah! Jeunesse! (1894)Boubouroche (1893)Boubouroche (1893), Petit historiqueGodefroyL'Article 330 (1900)La Conversion d'Alceste (1905)La Conversion d'Alceste (1905), VI, AlcesteLa Cruche ou J'en ai plein le dos de Margot (1909)La Paix chez soi (1903), IV, TrielleLa Peur des coups (1895)La Philosophie de Georges CourtelineLa Philosophie de Georges Courteline (1917-1922)La Philosophie de Georges Courteline (1917-1922), La Paix chez soiLe Train de 8 heures 47 (1888)Le Train de 8h47Le miroir concave, Tout ce que tu voudrasLes Femmes d'amis (1888)Les Gaietés de l'escadron (1886)