Auteur

Georg Christoph Lichtenberg

... qu'est-ce donc que l'homme, sinon un faisceau confus de tuyaux!
Il eut l'effet qu'ont communément les bons livres: il rendit les sots plus sots, les gens intelligents plus sagaces et les milliers d'autres semblables à eux-mêmes.
Un livre est comme un miroir; si un singe s'y mire, d'évidence il n'y verra point un apôtre. Nous n'avons nulle parole pour parler de sagesse à l'abruti. Il est déjà sage celui qui comprend le sage.
De toutes choses, l'observation et la connaissance du monde sont le principe, et l'on doit avoir soi-même fort observé, afin de pouvoir utiliser les observations d'autrui comme les siennes propres ... .
Il y a des gens pour croire sensé tout ce qu'on fait en prenant un air sérieux.
... un homme d'esprit dit souvent d'abord avec un sourire ce qu'il répétera sérieusement par la suite.
N'aie pas une idée artificieuse de l'homme, mais juge-le naturellement, ni trop bon, ni trop mauvais.
Il était tellement bavard qu'il se coupait lui-même la parole.
Ce qu'il y a de plus profitable dans notre vie, généralement, personne ne nous l'a appris.
Faire croire à des gens d'esprit que nous sommes ce que nous ne sommes point est plus difficile, dans la plupart des cas, que d'être vraiment ce que l'on veut paraître.
Mettre la dernière main à son oeuvre, c'est la brûler.
Si seulement je connaissais quelqu'un qui voudrait bien apprendre à ce brave homme qu'il est un sot.
Rien n'est plus insondable que le système de motivations derrière nos actions.
On prend beaucoup d'effort et l'on dilapide bien des jours à apprendre quoi penser, alors que presque rien n'est employé à enseigner l'art de réfléchir.
Chez les sages les plus éclairés suit, à tout accroissement de connaissance, la conviction de leur ignorance.
Le matérialisme est l'asymptote de la psychologie.
Ce ne sont pas les mensonges mais bien les remarques dont la fausseté est fort subtile qui retardent la réforme de la vérité.
Excuser certaines faiblesses comme faisant partie de la nature humaine est, si on y songe bien, le premier devoir de tout écrivain envers lui-même.
... le plus grand don que je connaisse, celui de dire clairement les choses claires.
De même que l'on trouve de l'eau quand on creuse, de même l'homme trouve-t-il partout, tôt ou tard, l'incompréhensible.
Si la raison, fille du ciel, devait juger de la beauté, la maladie serait alors la seule laideur.
Un des plus grands avantages du mariage est celui de présenter à sa femme un invité que l'on ne peut souffrir.
Des gens qui n'ont point nourri leur esprit dix ans durant, hormis de quelques miettes de journal, il y en a même chez les professeurs, et ce n'est point là une exception.
Dans plusieurs oeuvres d'un homme universellement connu, je préférerais lire ce qu'il a raturé plutôt que ce qu'il a conservé.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.

Œuvres de Georg Christoph Lichtenberg

AphorismesAphorismes (1800-1806)Le Miroir de l'âme (1773-1796)Le miroir de l'âmeLe miroir de l'âme, B 338Le miroir de l'âme, D 131Le miroir de l'âme, D 300Le miroir de l'âme, D 331Le miroir de l'âme, D 581Le miroir de l'âme, E 63Le miroir de l'âme, F 1133Le miroir de l'âme, F 447Le miroir de l'âme, G 13Le miroir de l'âme, G 67Le miroir de l'âme, H 25Le miroir de l'âme, J 1226Le miroir de l'âme, J 37Le miroir de l'âme, J 511Le miroir de l'âme, J 73Le miroir de l'âme, L 368