Auteur

Gabriel Sénac de Meilhan

Les grandes passions sont aussi rares que les grands hommes. On est occupé, interessé, mais on est pas amoureux.
... mais la mode, cet arbitre suprême des français, n'avait point consacré son mérite, et il y avait peu de presse pour aller chez elle.
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Garantissez-moi de mes amis, écrivait Gourville proscrit et fugitif. Je saurai bien me défendre de mes ennemis.
Les grands hommes sont comme les athlètes qui perdent à être vus couverts des plus beaux habits; c'est nus qu'il faut les voir pour juger leurs belles proportions.
Pourquoi les plus grandes douleurs sont-elles muettes et laissent-elles les yeux secs? c'est qu'elles sont plus fortes que les ressources ménagées par la nature.
Il faut avant tout se garantir de la misère; tout autre malheur doit peu affecter un homme jeune et bien portant; mais le besoin, la dépendance, et le mépris des autres empoisonnent la vie, flétrissent l'âme, abâtardissent le génie.
Un défaut secret est un bien sûr garant de la vertu.
La femme la plus vertueuse est disposée favorablement pour ceux qui sont sensibles à sa beauté, la plus dévote pour ceux qu'elle induit en tentation.
Il est des jours heureux il n'est point de vie heureuse : ce serait un songe enchanteur sans réveil.

Œuvres de Gabriel Sénac de Meilhan

Cité par Stendhal dans De l'amour (1822).Considérations sur l'Esprit et les Moeurs (1788)Considérations sur l'Esprit et les Moeurs (1788), De l'amitiéHistoire de la vicomtesse de VassyL'émigré (1797)L'émigré (1797), Lettre 157L'émigré (1797), Lettre 72L'émigré (1797), Lettre CXXIV