Auteur

Friedrich Wilhelm Nietzsche

Motif de l'attaque. - On n'attaque pas seulement pour faire du mal à quelqu'un, pour le vaincre, mais peut-être aussi pour le seul plaisir de prendre conscience de sa force.
La méchanceté est rare. - La plupart des hommes sont bien trop occupés d'eux-mêmes pour être méchants.
Homme de caractère: Un homme paraît avoir du caractère beaucoup plus souvent parce qu'il suit toujours son tempérament que parce qu'il suit toujours ses principes.
Une fois la décision prise, rester sourd aux meilleures objections: preuve de caractère. Donc à l'occasion, vouloir être stupide...
Pourquoi les mendiants survivent: La plus grande dispensatrice d'aumônes, c'est la lâcheté.
Confession: On oublie sa faute quand on l'a confessée à un autre, mais d'ordinaire l'autre ne l'oublie pas.
Contre les familiers: Les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par là avoir un droit sur la nôtre. C'est une erreur de raisonnement; des dons ne sauraient donner un droit.
Puissance sans victoires: La connaissance la plus forte (celle de l'absolue non-liberté de la volonté humaine) est pourtant celle qui aboutit aux résultats les plus pauvres: car elle a toujours eu l'adversaire le plus fort, la vanité humaine.
Nos devoirs - ce sont les droits que les autres ont sur nous.
«Est-il vrai que le bon Dieu est présent partout? demanda une petite fille à sa mère: mais je trouve cela inconvenant.» - Une indication pour les philosophes!
Si Dieu avait voulu devenir un objet d'amour, il aurait dû commencer par renoncer à rendre la justice: - un juge, et même un juge clément, n'est pas un objet d'amour.
Plus abstraite est la vérité que tu veux enseigner, plus tu dois en sa faveur séduire les sens.
L'instruction publique: L'instruction, dans les grands Etats, sera toujours tout au plus médiocre, par la même raison qui fait que, dans les grandes cuisines, on cuisine tout au plus médiocrement.
Les bornes de notre faculté d'entendre: On entend seulement les questions auxquelles on est capable de trouver une réponse.
Ennemis de la vérité: Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.
Une maladie des hommes: Contre la maladie des hommes qui consiste à se mépriser, le remède le plus sûr est qu'ils soient aimés d'une femme habile.
Les femmes deviennent par amour tout à fait ce qu'elles sont dans l'idée des hommes dont elles sont aimées.
A vrai dire, la foi n'a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n'y en a point.
Tous les grands hommes sont de grands travailleurs, infatigables non seulement à inventer, mais encore à rejeter, passer au crible, modifier, arranger.
Qu'est-ce que le génie? - Avoir un but élevé et vouloir les moyens d'y parvenir.
Habitude: Toute habitude rend notre main plus spirituelle et notre esprit plus malhabile.
Les négateurs du hasard: Nul vainqueur ne croit au hasard.
La familiarité irrite chez un supérieur, parce qu'on ne peut la lui rendre.
Prévoir l'ingratitude. - Celui qui donne quelque chose de grand ne trouve pas de reconnaissance; car le donataire, rien qu'en le recevant, a déjà trop lourd à porter.
Pensons-y! - Celui que l'on punit n'est plus celui qui a commis l'action. Il est toujours le bouc émissaire.

Œuvres de Friedrich Wilhelm Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la Victoire sur soi-mêmeAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la domination de soiAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), Des miséricordieuxAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La chanson ivreAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La vieille et la jeune femmeApocrypheAu delà du Bien et du MalAu-delà du Bien et du MalAurore (1881)Aurore (1881), 112Aurore (1881), 252Aurore (1881), 443Aurore (1881), 447Cité par Jean Granier dans Nietzsche (1977).Cité par Louis Corman dans Nietzsche, psychologie des profondeurs.Considérations inactuelles (1874)Considérations inactuelles (1874), IIDans La Folie et la Chose littéraire de Shoshana Felman.Dans Nietzsche et la Commune (1981) de Marc Sautet.