Ah! si les hommes voulaient s'aider! Ah! si les femmes voulaient céder!
Un mari craint toujours que son épouse le quitte. C'est ça la suprême force des femmes: vous faire redouter ce que vous souhaitez le plus au monde.
Les femmes franches sont celles qui mentent intelligemment.
-Comment trouves-tu mes fesses? - -Très facilement.
Les idées politiques, ce sont celles qu'adoptent les gens qui n'ont pas d'idées à eux.
Vis ton présent, et laisse ton passé pour l'avenir.
Certaines gens, plantés devant leur miroir, croient qu'ils réfléchissent, alors que c'est le contraire.
La véritable indépendance consiste à dépendre de qui on veut.
Il y a des gens qui disent la vérité comme une montre arrêtée donne l'heure: deux fois par jour et pas longtemps.
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
La plupart des gens que je fréquente gagnent à être méconnus.
La plupart des gens doués ont appris à l'être.
Il vaut mieux charrier des remords que des regrets.
La vie, au fond, c'est un green de golf avec plein de trous sur le parcours et qui finit par un trou.
Je me demande si la mort vaut vraiment le coup d'être vécue.
Les hommes ne savent pas vivre! Heureusement qu'ils meurent!
Il m'aura fallu un demi-siècle pour devenir ce que j'étais.
Tu verras comme jadis vient vite!
La seule chose qui m'ennuie dans la mort, c'est d'être absent.
Si j'avais su que je l'aimais autant, je l'aurais aimée encore davantage.
Chose paradoxale: c'est avec les gens intelligents qu'on déconne le mieux.
Victor Hugo, de l'Académie française (on ne le précise jamais, car l'Académie n'est glorieuse que pour ceux qui ne le sont pas).
Différer une emmerde, c'est lui donner le temps de croître.
L'homme trop prudent attend qu'il soit trop tard.
Si tu veux que les chiots de ta chienne soient bien traités, ne les donne pas, vends-les.
Œuvres de Frédéric Dard
Al Capote (1992)Des yeux pour pleurer (1957)Fais-moi des chosesFrance-Soir, le 11 décembre 1975.Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.Le Standinge selon Bérurier (1965)Les Cons (1973)Les pensées de San-AntonioLes pensées de San-Antonio (1996)Lyon ville lumière (1979)Moi, vous me connaissez ? de San-AntonioParlant de sa fille décédée.Réflexions appuyées sur la connerie (1999)Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)Réflexions poivrées sur la jactance (1999)Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)Saint-Gengoul (1945)San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)San-Antonio