Auteur

François Mitterrand

Penser aux mort, c'est assurer la survie des gens qu'on a aimés, en attendant que d'autres le fassent pour vous.
La vie... On commence, on continue, on vieillit, on disparaît. C'est un rythme général.
Avant d'avoir abordé le monde, on est très exigeant. Pour soi-même et pour le monde.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes; c'est d'eux dont il est comptable; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
«Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es». Il n'est pas en politique d'axiome plus sûr.
Le centre, variété molle de la droite.
Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort.
Quel premier communiant n'a rêvé d'être pape?
Sans tomber dans un excès de réalisme, c'est tout de même la moindre des choses de considérer que l'Allemagne est en Europe.
L'inflation, impôt pour les pauvres, prime pour les riches, est l'oxygène du système. Regardez-le qui s'époumone.
Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre.
Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.
La pire erreur n'est pas dans l'échec mais dans l'incapacité de dominer l'échec.
Qu'est-ce que la vieillesse? C'est d'abord perdre la curiosité.
Je suis né chrétien, et je mourrai sans doute en cet état. Dans l'intervalle...
L'homme d'Etat se distingue à sa capacité de prendre en compte les terres inconnues, une fois le reste exploré.
L'action politique, à certaines heures, est comme le scalpel du chirurgien, elle ne laisse pas de place à l'incertitude.
La politique est la servante de la science, et l'humble interprète de la philosophie. Elle n'a pas la vertu créatrice de l'art.
Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi.
On n'apprend rien par la parole, mais tout par l'exemple.
Le courage consiste à dominer sa peur, non pas à ne pas avoir peur.
Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.
Régime oblige: le pouvoir absolu a des raisons que la République ne connaît pas.
Le journaliste, lui peut écrire n'importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal.
Quand le franc s'enfièvre, c'est la France qui est malade.

Œuvres de François Mitterrand

A Valéry Giscard d'Estaing dans le débat qui les opposait en 1981.A l'Assemblée Nationale, 1973.Cité par Pierre Jouve dans François Mitterrand, Portrait total.Club de la Presse, Europe 1, octobre 1980.Conférence de presse en Allemagne, 3 novembre 1989.Congrès des Jeunesses Socialistes, 1975.Dans Paris-Match, 23 novembre 1989.Dans l'hebdomadaire du Parti Socialiste L'Unité, 1977.Dans ses voeux télévisés, 31 décembre 1994.Discours au Congrès d'Epinay, 13 juin 1971.Discours d'investiture, 20 mai 1981.Discours à l'Assemblée nationale, 8 mai 1968.Discours, à Cancun, 20 octobre 1981.Débat de l'entre-deux tours avec Jacques Chirac, 1988.Débat de l'entre-deux tours avec Valéry Giscard d'Estaing, 1981.France Inter, 22 octobre 1991.Ici et maintenant (1980)Interview dans Lire n° 37, 1978.L'Abeille et l'Architecte (1978)La Paille et le Grain (1975)