Auteur

Fernand Crommelynck

Fragments épars d'un jeu de patience pour longues soirées, la jeune fille n'est pas rassemblée.
Il y a plus d'héroïsme à souffrir longtemps qu'à mourir vite.
La guigne n'aime que les maigres.
La pensée est dans le mal et le mal est dans la pensée, sans qu'on sache qui a commencé.
Les hommes lèvent les yeux et disent: «Le ciel est pur», - alors qu'ils regardent sans le voir - un grand peuple d'anges bleus.
Loin de la vérité, les mots mentent tout seuls.
Toute parole que tu libères enchaîne.
Vertu des filles, vertu mineure et secrète, qui se perd en se prouvant.
Si le bonheur ou le malheur va tout nu, il n'est jamais assez visible! Les gens ne le reconnaissent que lorsqu'ils l'ont emplumé à leurs couleurs!
Comment savoir tout sans vieillir?
Si tu regardes cet arbre, si tes mains le touchent, si ton nez odore la fleur de son écorce, si tes oreilles entendent le chuchotement de son feuillage, si tu goûtes son fruit.

Œuvres de Fernand Crommelynck

Chaud et froid (1936)Le Cocu magnifique (1920)Tripes d'orTripes d'or (1930)Une femme qui a le coeur trop petit