Auteur

Ferenc Rákóczy

La facilité qu'on a de danser sur le parquet de ses erreurs!
Préfère l'innocence à la profondeur; même si elle conduit moins loin, elle ne te trompera jamais.
Sans la clairvoyance du sage, impossible de rien connaître du monde. Sans l'obscurcissement du fou, impossible de tout connaître du monde.
L'autre n'est pas seulement différent de toi, il l'est encore différemment que tu ne l'as imaginé.
Marie-toi avec l'infini, épouse un cactus.
Ce que voient les yeux n'est pas nécessairement ce qui hante le regard.
Se fondre dans, s'opposer à: principes d'un fragile équilibre qu'il faut bien nommer poétique.
Ce ne sont pas les remèdes qui nous trompent, mais bien notre incapacité à les absorber.
On n'écrit pas un livre, on s'abandonne à soi-même. Cela se fait en dépit de tout dessein, dans la hâte et le tremblement. Un accord secret entre le coeur et la main.
Le poète dépend du monde comme la fleur de sa tige. Il passe sa vie à chercher l'équilibre, à répartir son poids, et c'est de cet exercice de jongleur que naissent les images, ces passerelles amovibles jetées au-dessus de l'abîme.
Celui qui n'engendre pas du vivant, celui qui ne produit pas de fruits, que peut-il savoir de l'incommensurable amour du monde?

Œuvres de Ferenc Rákóczy

Dans la noix du monde (2008)