Auteur

Ferdinand Oyono

Les fantômes ne murmurent pas sans qu'il pleuve la nuit.
Les métiers sont aussi variés que les oiseaux du bon Dieu.
Si le cochon a de la graisse, quelle quantité de graisse peut avoir un éléphant ?
Un homme, et un vrai, ne crie jamais.
La marmite dans laquelle on a préparé le bouc garde longtemps son arôme.
Si tu veux savoir ce qu'un ami pense de toi, bois quelques gobelets avec lui.
L'homme est un être solitaire.
A quoi servirait-il d'être innocent et humble dans ce monde ou la vertu et l'honnêteté ne payaient plus ?
Le corps ne nous appartient pas.
Il faut savoir durer sur cette terre, c'est une chance parfois pénible.
Les pleurs sont aussi variés que les oiseaux du bon Dieu !
On ne tombe pas dans un piège les yeux ouverts.
Si ton coeur se met à battre en arrivant au terme de ton voyage, rebrousse chemin.
A la maigreur du caméléon, inutile de demander s'il est malade.
L'amour a parfois des apparences de haine et une femme peut bien aimer qui elle n'estime pas.
Rien n'arrête une femme à la recherche de son bonheur et contre le coeur il n'y point de justice devant laquelle on puisse recourir.
On connait la grosseur de l'éléphant à la grosseur de se son crottin.

Œuvres de Ferdinand Oyono

Chemin d’Europe (1960)Le vieux nègre et la médaille (1956)