Auteur

Eugène Guillevic

Il n'y a pas d'ailleurs - Où guérir d'ici.
Le langage est le confessionnal du peuple.
Les apparences - Peuvent être vraies.
Il n'y a pas de lumière - Qui n'ait un masque de lumière.
Pas d'aile, pas d'oiseau, pas de vent, mais la nuit, - Rien que le battement d'une absence de bruit.
Vivre c'est pour apprendre à bien poser sa tête sur un ventre de femme.
Il ne faut pas mentir, - Rien n'est si mort qu'un mort.
On ne possède rien, jamais, - Qu'un peu de temps.
Mais mourir, - Ce peut être une grande fatigue - Un soir, - Et un aveu.
Nous construisons le monde - Qui nous le rendra bien.
L'eau - Dans l'étang - Est occupée - A garder le temps.
Il y a des silences - Gros de silence. - Ils s'écoutent.
Quand une lumière - Rencontre une autre lumière - On entend monter - Un chant de prophète.
La distance - Grappille le temps.
Ce qui peut passer, - Qui ne passera pas, - Ne restera pas.
Il se pourrait - Qu'à un certain moment - Rien ne bouge, - Nulle part.
On t'accompagnera - Si tu trouves ta route.
L'eau de l'étang, - Veuve - De l'océan.
L'horizon - Nous condamne au cercle.
Tant de mains - Qui hors du travail - Ne savent pas quoi.
Etreindre la distance.
De soi aussi - On a besoin.
Les bourgeons - N'ont pas à choisir.
Il y a des jours - Où les plaies - Te reprochent - De les accepter.
Dehors, - L'air qui s'ennuie - Devient le vent.

Œuvres de Eugène Guillevic

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