La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini.
Ci-gît Berthelot - A la seule place qu'il n'ait pas demandée.
La prière de l'agnostique: «O Dieu, s'il y a un Dieu, sauve mon âme si j'ai une âme».
Un hasard n'est rien pour une âme froide ou distraite; il est un signe divin pour une âme obsédée.
La joie des autres est une grande part de la notre.
Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
La masse est lourde, grossière, dominée par la vue la plus superficielle de l'intérêt.
Ainsi, au prix de l'abandon de sa partie matérielle, le sage atteint son but unique, qui est de jouir en paix de l'idéal.
Je n'abandonnai nullement mon goût pour l'idéal ...
La renaissance de la superstition ... lui semblait, dans la génération nouvelle, le signe d'un complet abêtissement.
Tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes, est l'aboutissant d'un travail séculaire.
Les natures absolues ont besoin de ces partis tranchés.
La liberté signifie pour nous l'abstention de l'Etat en tout ce qui n'est pas intérêt social immédiat.
L'abstinence et la mortification sont des vertus de barbares.
Le principe essentiel de la science, en effet, c'est de faire abstraction du surnaturel.
Il s'accusa, le samedi, en confession, «d'avoir formé des jugements téméraires sur la piété d'un saint évêque».
La liberté, où tant d'étourdis se trouvent portés du premier bond, fut pour moi une aquisition lente.
Quand je vis l'Acropole, j'eus la révélation du divin ...
Je me rappelai les rares adeptes de l'Eglise jacobine que j'avais pu connaître.
L'admission dans les écoles spéciales était assujettie à certaines conditions ...
La seule chose qui importe, c'est-à-dire l'affranchissement et le progrès de l'esprit humain.
A l'affût de tous les vents de la mode et de la publicité, il ne négligeait rien de ce qui avait la faveur du moment.
J'éprouvai une sorte d'agacement à voir la réputation exagérée d'Auguste Comte.
Les grains de sable de mes doutes s'agglomérèrent et devinrent un bloc.
Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude coeur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation.
Œuvres de Ernest Renan
Caliban (1878), OrlandoConférence prononcée à la Sorbonne en 1883.De la part des peuples sémitiques dans l'histoire de la civilisation (1862)Dialogues et fragments philosophiques (1876)Dialogues et fragments philosophiques (1876), I, CertitudesDialogues et fragments philosophiques (1876), IIDialogues et fragments philosophiques (1876), II, ProbabilitésDialogues et fragments philosophiques (1876), III, RêvesDialogues et fragments philosophiques (1876), PréfaceDiscours et conférences (1887)Discours et conférences (1887), Qu'est-ce qu'une nation?Discours prononcé le 3 août 1879.Essais de morale et de critique (1859)Etudes d'histoire religieuse (1857), La tentation du ChristFeuilles détachées (1892), Examen de conscience philosophiqueFeuilles détachées (1892), Lettre à M. Berthelot, 31 décembre 1886Histoire des origines du christianisme, Saint Paul (1869)Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus (1863)Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus (1863), PréfaceInstruction supérieure en France