Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.
Auteur
Emile-Auguste Chartier, dit Alain
Ma grande objection à l'argent, c'est que l'argent est bête.
Nous n'aurons jamais trop de ces fiers esprits qui jugent, critiquent et résistent. Ils sont le sel de la cité.
Nous n'avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui.
Nous respectons la raison, mais nous aimons nos passions.
Nul ne pense pour soi; cela ne peut aller... L'universel est le lieu des pensées.
On dit que les nouvelles générations seront difficiles à gouverner. Je l'espère bien.
On doit appeler machine, dans le sens le plus étendu, toute idée sans penseur.
On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
Penser (peser) est fonction de peseur, non fonction de balance.
Penser c'est dire non.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi; nos flèches rebondissent sur nous.
Qui serre toujours serre mal.
Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.
Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée.
Se réveiller, c'est se mettre à la recherche du monde.
Si les locomotives étaient conduites comme l'Etat, le machiniste aurait une femme sur les genoux.
Si on ne suppose pas que les hommes ont tous la même intelligence, et l'ont toute, il n'y a plus ni vérité ni erreur.
Tous les moyens de l'esprit sont enfermés dans le langage; et qui n'a point réfléchi sur le langage n'a point réfléchi du tout.
Tout homme est sensible quand il est spectateur. Tout homme est insensible quand il agit.
Tout pouvoir sans contrôle rend fou.
Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n'est pas sentie du tout.
Toutes les passions, comme le nom l'indique, viennent de ce que l'on subit au lieu de gouverner.
Un fou qui dit par hasard le vrai n'a pas la vérité.
Œuvres de Emile-Auguste Chartier, dit Alain
81 chapitres sur l'esprit et les passionsAu professeur Mondor.Avec BalzacCahiers de Lorient (1964)Cent un proposCorrespondance avec Romain RollandDans La Dépêche de Lorient, 14 juin 1900.De la guerreDéfinitions (1954)Définitions (1954), EgalitéDéfinitions (1954), TortureDéfinitions (1954), ViolenceDéfinitions (1954), VénielEléments de philosophie (1941)Entretiens au bord de la mer (1931)Esquisses de l'hommeEsquisses de l'homme (1927)HegelHistoire de mes pensées (1936)Histoire de mes pensées (1936), Retour