Auteur

Diane de Beausacq

Il ne faut confier son secret qu'à celui qui n'a pas cherché à le deviner.
Il vaut mieux aimer qu'être aimé; d'abord, on choisit.
La calomnie est comme la fausse monnaie: bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.
La première condition pour être heureux est de se croire indispensable au bonheur d'un autre; cela fait accepter la vie.
Nos douleurs ennuient ceux qu'elles n'attristent pas.
Pour se plaire il faut se ressembler beaucoup afin de s'entendre, et différer un peu afin d'avoir à se comprendre.
Que de gens se consolent du malheur des autres par la joie de l'avoir prédit.
Qui ne se gêne pas gêne autrui.
Tout être aimé qui n'est pas heureux paraît ingrat.
Votre véritable ami est celui qui ne vous passe rien et qui vous pardonne tout.
A quoi sert l'Académie? A faire croire à ceux qui en sont qu'ils valent mieux que ceux qui ont envie d'en être.
Ce n'est pas le tout de se faire admirer, il faut encore se le faire pardonner.
Les années qu'une femme retranche de son âge ne sont pas perdues: elles sont ajoutées à l'âge des autres femmes.
Quelle est l'arithmétique du sentiment? Un et un font un.
On n'est pas ridicule dans une situation ridicule, dès qu'on a l'esprit d'être le premier à en rire.
A quoi servent les aveux? A faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
La bêtise ne comprend pas; la sottise comprend de travers.
Les calembours sont les traits d'esprit de la bêtise.
- Quel est le défaut qui vous attire le plus? - - Le défaut de la cuirasse.
Le changement, c'est ce qui repose de l'habitude.
S'ennuyer, c'est se rendre justice.
La famille est un ensemble de gens qui se défendent en bloc et s'attaquent en particulier.
Qu'est-ce que la gaieté? Une des charités de l'intelligence.
Etablissez la différence entre un homme galant et un galant homme. Le second répare le mal fait par le premier.
Qu'est-ce qu'une femme honnête? Celle qui donne ce que les autres vendent.

Œuvres de Diane de Beausacq

Les Glanes de la vieLivre d'or de la comtesse Diane (1886)Maximes de la vie (1883)