Auteur

Denis Langlois

Dans ce pays de grand vent, le courrier était rapide, mais n'arrivait pas toujours à son véritable destinataire.
Toute vie se termine par des points de suspension, surtout celle des pendus.
Ne tombez pas amoureux, élevez-vous amoureux!
Cours, camarade, le vieux monde est encore devant toi.
Le grand soir peut encore se lever de bon matin.
Consumons la société de consommation.
Dire qu'il y a encore un milliard de voitures à brûler.
Aimer la révolution, révolutionner l'amour.
Qui a dit que le rouge était une couleur primaire?
Le pouvoir de vivre vaudra toujours plus que le pouvoir d'achat.
Du travail certes pour tous, mais pas trop.
Nous ne laisserons personne au bord de la route, sauf, peut-être, les cantonniers.
On voulait créer un Parti Socialiste de Gauche, le P.S.G. a protesté.
Camarades, ne brûlez pas ma voiture. J'ai pas fini de payer les traites.
Ce n'est pas pour rien que la télévision a des chaînes.
On a touché le fond, on ne peut que remonter.
Au moins le service militaire c'était clair. Le service consommateur c'est plus subtil.
La soif du pouvoir laisse toujours les autres assoiffés.
Nous en avons assez de vos sens uniques qui donnent sur des voies sans issue.
Camarades, tendons-nous la main pour mieux nous serrer les coudes.
Etre libre seul ça n'a pas de sens.
Bousculons les frontières, rayons-les de la carte!
Lisez entre les lignes, c'est là qu'on trouve le plus de choses.
La sueur est sacrée et le labeur épanouissant, mais la sieste c'est pas mal non plus.
Méfiez-vous de ceux qui veulent prendre le pouvoir. Il n'est pas sûr qu'ils veuillent le rendre.

Œuvres de Denis Langlois

ARPA, Revue de poésie (janvier 2008)Guide du citoyen face à la police (1980)La Politique expliquée aux enfants (et aux autres) (2002)Le Hasard sonne toujours une fois (2006)Les Partageux ne meurent jamais (1992)N'avouez jamais, on pourrait vous croire, Voix d'encre n° 34 (mars 2006)Revue \"Secousse\", juin 2016Slogans pour les prochaines révolutions (2008)