Auteur

Crébillon fils

... Ce qu'on croit la dernière fantaisie d'une femme est bien souvent sa première passion.
... S'il est vrai qu'il y ait peu de héros pour les gens qui les voient de près, je puis dire aussi qu'il y a, pour leur sopha, bien peu de femmes vertueuses.
De toutes les vertus, celle qui, dans le monde, m'a toujours paru réussir le moins à celui qui la pratique, c'est la modestie.
Une femme, quand elle est jeune, est plus sensible au plaisir d'inspirer des passions, qu'à celui d'en prendre.
Une profonde ignorance avec beaucoup de modestie serait à la vérité fort incommode, mais, avec une extrême présomption, je puis vous assurer qu'elle n'a rien de gênant.
Tout homme qui vous blâme de trop parler de vous, ne le fait que parce que vous ne lui laissez pas toujours le temps de parler de lui.
On partage toujours le déshonneur des personnes à qui l'on s'attache: Un mauvais choix marque un mauvais fonds.
On s'ennuie quand on aime médiocrement.
Il est, permettez-moi de vous le dire, bien singulier que m'aimant autant que vous me le dites, vous ayez pu vous attacher si fortement à d'autres, et que vous ne m'ayez même jamais parlé de vos sentiments.

Œuvres de Crébillon fils

La Nuit et le moment ou les matines de Cythère : dialogue (1755)Le SophaLes Egarements du coeur et de l'espritLes Egarements du coeur et de l'esprit ou Mémoires de M. de Meilcour (1736-1738)Lettres de la marquise de M*** au comte de R*** (1732)