La femme a quatre âges: celui que porte son acte de naissance, celui qu'elle se donne, celui que lui infligent ses rivales et celui qu'elle paraît avoir.
C'est louer certaines personnes que de dire qu'elles jalousent le mérite d'autrui: c'est les croire capables de l'apprécier.
Si on retranchait de la conversation la médisance, les lieux communs, la fatuité, quel silence!
La moquerie est l'esprit des sots, la stérilité est son domaine.
Sur trois personnes à qui nous contons notre chagrin, nous en ennuyons deux et nous faisons plaisir à la troisième.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
La dévotion chez certaines natures se borne à croire à l'enfer pour autrui.
Il en est d'une nation comme des femmes: plus elle affiche de pruderie, plus on doit douter de ses vertus. Les époques les plus dissolues sont le plus collet monté.
Le mort le plus chargé de couronnes d'immortelles aurait souvent tort de ressusciter.
Le sot vit dans un éblouissement de lui-même qui l'empêche de voir le mérite d'autrui.
Si on ne s'aimait pas un peu plus que le prochain ne vous aime, la vie ne serait pas supportable.
C'est la vanité des hommes qui a ridiculisé le célibat chez les femmes.
Une femme de génie porte ses entrailles dans sa tête.
Le mariage n‘est pour certaines femmes qu'une croix d'honneur à laquelle on porte les armes.
Le talent peut se singer; le génie, jamais.
La vie est triste, courte, amère et décevante - \r\nNous ne savons jamais si nous sommes aimés - \r\nNous ne savons jamais si l'ami qui nous vante - \r\nNe nous a pas d'un mot la veille diffamés
Si intelligent que soit un homme, il y a toujours un point sur lequel il est idiot.
Œuvres de Claudia Bachi