J'suis bourré, bourré, bourré - De bonn's intentions - J'ai trouvé du boulot.
J'ai un faible pour les négresses au dos luisant comme un boa.
Seulement y'a la vie - Seulement y'a le temps - Et le moment fatal où le vilain mari - Tue le prince charmant...
Quand son ventre fut rond - En riant aux éclats - Elle me dit: «Allons, jubile - Ce sera un garçon» - Et te voilà - Cécile, ma fille.
Tu l'auras ta maison avec des tuiles bleues, des croisées d'hortensias, des palmiers plein les cieux, des hivers crépitant près du chat angora.
Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil - La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite - Le vent a dispersé les cendres de Bendit - Et chacun est rentré chez son automobile.
Armstrong je ne suis pas noir - Je suis blanc de peau - Quand on veut chanter l'espoir - Quel manque de pot.
Il est dangereux de se pencher au-dehors - Quel que soit ton train de vie.
Sur l'écran noir de mes nuits blanches, - Moi je me fais du cinéma - Sans pognon et sans caméra, - Bardot peut partir en vacances: - Ma vedette, c'est toujours toi.
J'aime la vie quand elle rime à quelque chose - J'aime les épines quand elles riment avec la rose - J'aimerais même la mort si j'en sais la cause.
Rimons rimons belle dame - Rimons rimons jusqu'à l'âme - Et que ma poésie - Rime à ta peau aussi...
Armstrong, un jour, tôt ou tard, - On n'est que des os... - Est-ce que les tiens seront noirs? - Ce serait rigolo.
Œuvres de Claude Nougaro