Il y a tant de peines pour ceux qui tuent; pourquoi n'y en a-t-il pas pour ceux qui humilient?
Auteur
Charles Joseph, prince de Ligne
Il vaut bien mieux avoir de l'imagination que de la mémoire.
Qu'on dise tout ce qu'on voudra des malheurs de l'amour, ils sont charmants.
On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
En amour, il n'y a que les commencements qui soient charmants. Je ne m'étonne pas qu'on trouve du plaisir à recommencer souvent.
Pourquoi les Français traduisent-ils? c'est la perte de l'esprit national, que d'y faire passer celui des autres nations.
Les Anglais sont comme des lévriers, fous dans leur jeunesse, et puis tristes à mourir. De même qu'eux, ils sautent, dansent, courent, et puis ils ont l'air de rêver toujours.
Il y a deux espèces de sots: ceux qui ne doutent de rien, et ceux qui doutent de tout. Les premiers sont dangereux, car ils se chargent de tout; les autres ne le sont pas, car ils n'encouragent personne à les charger de quelque chose.
Il y a des administrations qui coûtent trois fois plus que si on y voloit, par les gens préposés à empêcher qu'on n'y vole.
J'aime les gens distraits c'est une marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons : car les méchants et les sots ont toujours de la présence d'esprit.
Œuvres de Charles Joseph, prince de Ligne
1814.Almanach de Bruxelles, 1817CorrespondanceDiverses remarques sur les femmesLettres à la Marquise de Coigny (1787)Maximes et PenséesMes AdieuxMes écartsMes écarts ou ma tête en libertéMélanges militaires, littéraires et sentimentaires (1795)Mémoire pour mon coeur accuséMémoiresPensées et fragments