Auteur

Charles Dumercy

Les motifs sont toujours des prétextes.
La conciliation est l'hypocrisie de la justice.
La prison est, non pas un purgatoire, mais un enfer.
La société n'existe que pour sa liquidation.
L'indulgence est la fille du mépris.
Pour les femmes, inventer est synonyme de mentir.
On n'a pas longtemps peur de la même chose.
L'instinct est une aile, la raison est une chaussure.
Quand on a promis tout, stipulez encore le reste.
Il y a toujours de la poussière devant les troupes et de la boue derrière les troupeaux.
Toute fonction finit par devenir un métier, tout métier finit par devenir une prostitution.
Il y a plus de dédain dans l'humilité que dans l'orgueil.
L'ordre public est un hamac dans lequel il est permis de se balancer, mais sur lequel il est défendu de s'asseoir.
L'avocat est le costumier de la vérité.
Quand on n'a qu'une parole, on ne la donne pas.
La justice est l'art d'accommoder les restes.
Les règles de la confraternité ressemblent à celles de l'escrime.
La conscience est un avocat plaidant et non pas un avocat consultant.
Au lieu d'un bandeau, la justice devrait porter des lunettes.
L'équité est la veuve du droit.
La loi est une échelle à la fois trop courte et trop pesante.
Le droit et le commerce ne parleront jamais la même langue.
Un tribunal est un brelan élevé a la hauteur d'une trinité.
Il est aussi impossible à l'avocat d'être sincère qu'à la courtisane d'être chaste.
Le plus bel éloge que l'on puisse faire d'un avocat, c'est de dire qu'il est un adversaire dangereux.

Œuvres de Charles Dumercy

Blasphèmes judiciaires (1908)Paradoxes judiciaires (1899)