Prendre l'action à son compte, n'y vouloir de marque que la sienne, affronter seul le destin, passion âpre et exclusive qui caractérise le chef.
Auteur
Charles de Gaulle
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Tant il est vrai que, face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur.
Dans le mouvement incessant du monde, toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n'ont qu'un temps. Le communisme passera. Mais la France ne passera pas.
Trahi, fait prisonnier, affreusement torturé par un ennemi sans honneur, Jean Moulin mourrait pour la France, comme tant de bons soldats qui, sous le soleil ou dans l'ombre, sacrifièrent un long soir vide pour mieux remplir leur matin.
Dans les entreprises où l'on risque tout, un moment arrive, d'ordinaire, où celui qui mène la partie sent que le destin se fixe. Par un étrange concours, les mille épreuves où il se débat semblent s'épanouir soudain en un épisode décisif.
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Vive la France, libre, dans l'honneur et dans l'indépendance !
Il faut que quelque part brille et brûle la flamme de la résistance française.
Parmi mesdames les nations, aucune n'a jamais été plus belle, meilleure ni plus brave que notre dame la France.
Il nous faut la passion de la France.
Américains, je vous dis, ici : Défendez l'Europe. Elle a besoin de vous et vous avez besoin d'elle.
La France est une seule chose, une grande chose, une chose humaine, pleine de confiance en soi.
Tout comme un navire sur la mer n'est le maître des vents ni des flots, un peuple ne peut à lui seul commander au calme ni au remous du monde.
L'unité ! Telle est, Français ! la raison qui, depuis cette date nous rassembla souvent et nous rassemble en ce moment même autour des Monuments aux Morts de nos villes et de nos villages.
Ma nature m'avertit, mon expérience m'a appris, qu'au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa personne qu'en se tenant méthodiquement assez haut et assez loin.
L'optimisme va bien à qui en a les moyens.
Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Dans le capital moral d'un peuple, rien ne se perd des peines de ses soldats.
Le poète met en scène le campagnard montant la pente abrupte : - - Homme de la plaine, pourquoi gravis-tu la colline ? - - C'est pour mieux regarder la plaine. Je n'ai compris la plaine qu'en la voyant du haut du sommet.
Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.
En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer.
Le gouvernement n'a pas à faire des propositions, il a des ordres à donner.
L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.
Je vous ai compris ! Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité.
Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire.
Œuvres de Charles de Gaulle
A un officier penché sur une carte de l'Europe, à Londres.Affiche placardée sur les murs de Londres le 3 août 1940Allocution du 12 juillet 1961.Allocution prononcée au Champ-d'Arbaud, à Basse-Terre, 20 mars 1964.Allocution radiodiffusée à la B.B.C., 13 juillet 1940.Allocution à l'Hotel de Ville de Paris, 25 août 1944.ApocrypheAppel du 18 juin 1940. Mémoires de guerre, I, L’Appel de Charles de GAULLEAppel du 22 juin 1940.Appel à continuer la lutte, 24 juin 1940.Au comité de guerre en réponse à Weygand qui lui demande s'il faut continuer la guerre, 10 juin 1940Cité par Claude Mauriac dans La Terrasse de Malagar (1977).Cité par E.mignon, in Les Mots du Général, Fayard, 1962Cité par Pierre Viansson-Ponté dans Lettre ouverte aux hommes politiques (1977).Cité par Raymond Tournoux dans La Tragédie du Général.Commémoration du cinquantième anniversaire de la mobilisation de 1914, 2 août 1964.Conférence de Presse, 12 novembre 1947.Conférence de presse, 31 janvier 1964.Conférence de presse, 9 septembre 1963Discours au club français d'Oxford, 25 novembre 1941.