Auteur

Carlos Fuentes

Il n'est pire servitude que l'espoir d'être heureux.
Rien ne suscite plus grande mélancolie que l'idée de ne pas connaître tous les êtres qu'on aurait pu aimer, qu'on va mourir avant d'avoir pu les rencontrer.
L'amour, c'est oublier maris, parents, enfants, amis, ennemis. L'amour, c'est éliminer tout calcul, toute préoccupation, tout pesage du pour et du contre.
Les mots finissent toujours par construire le contraire d'eux-mêmes.
La mort n'est pas une fin. C'est un commencement. Elle est à l'origine de toute chose: nous venons de la mort.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
La littérature est un art inégalable qui relate la vie réelle d'une communauté, ses moeurs.
Peu de choses définissent un homme aussi bien que son appartenance à une génération. Et peu de choses définissent aussi bien une génération que la continuité de quelques idées dans le temps.
Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles: le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
J'ai toujours su que l'âge mûr est une façon de se remémorer clairement tout ce qui a été oublié (perdu) l'enfance revient avec le vieillissement, alors que la jeunesse la rejette.

Œuvres de Carlos Fuentes

Diane ou La chasseresse solitaireDiane ou La chasseresse solitaire (1996)L'anniversaire (1969)La Tête de l'hydre (1978)